Découvrez les Pays de la Loire, une région riche en diversité et en trésors à explorer. Au cœur de cette région se trouve Guérande, une cité médiévale empreinte d’histoire et célèbre pour ses marais salants. Explorez ses ruelles pavées et admirez ses remparts offrant une vue imprenable. Mais les Pays de la Loire ne s’arrêtent pas là : entre châteaux de la Loire, plages ensoleillées et vignobles renommés, cette région promet une aventure inoubliable. Plongez dans une expérience où culture, nature et gastronomie se marient harmonieusement. Escapade en Pays de la Loire, une terre de découvertes et d’émerveillements.
Au programme de cet itinéraire dans les Pays de la Loire
Pays de la Loire : la carte pour se repérer
Pays de la Loire : les lieux à visiter
Guérande
Première étape de mon périple en Pays de la Loire : la ville fortifiée de Guérande. Elle ne se résume pas seulement à ses marais mondialement connus, que je visiterai dans un deuxième temps. Surnommée la « Carcassonne de l’Ouest », la cité historique n’a pas à rougir du patrimoine médiéval qu’elle abrite et possède un charme indéniable. Il est à noter que l’enceinte fortifiée de Guérande est l’une des mieux conservées de France et la plus complète de Bretagne. Sur la base de vestiges plus anciens, l’enceinte urbaine date essentiellement du XVe siècle. Six tours et quatre portes ponctuent ses mille trois cents mètres de courtines. Le début de ma visite se fait par la célèbre Porte Saint-Michel, construite vers 1450, qui forme avec ses deux tours un siège et symbole du pouvoir politique. Jadis hôtel de ville, le monument classé « Monument historique » depuis 1877 abrite désormais un musée sur l’histoire de la ville. La porte est l’un des exemples notoires des splendeurs de Guérande. Mais alors que je déambule dans la magnifique rue pavée Saint-Michel, l’artère principale de la vieille ville, j’arrive sur la place Saint Aubin où s’étalent les halles datant du XIXe siècle et un immense marché de produits locaux débordant sur les artères enserrant la place. Le marché a lieu les mercredis et samedis matin, de huit à treize heures, toute l’année, intra-muros. Il y a vraiment beaucoup de monde ce jour-là et ma progression s’en trouve ralentie. Je prends tout de même le temps d’approcher les étals pour découvrir les spécialités locales, avec en fer de lance le fameux « Sel de Guérande » bien sûr, un sel marin 100% naturel, présent sur tous les étals et que l’on trouve absolument partout en France. Il est toujours préférable de faire travailler les producteurs locaux si vous aimez cuisiner ou assaisonner vos plats. Je flâne d’une ruelle à une autre, de petite boutique en petite boutique. Comment ne pas tomber amoureux d’une cité aussi charmante ? Il est en effet difficile de résister, d’autant plus qu’ici l’accent est mis sur le goût des traditions. Après une pause gourmande bien méritée au coin d’un salon de thé, ma découverte de la ville s’achève devant la collégiale Saint-Aubin. Sur la place bordant l’édifice, d’étranges sculptures en fonte, dites « sculpture en potelets », forment des piquets organisés comme une procession silencieuse représentant des figures emblématiques de la ville. Ce sont des œuvres signées Nicolas Fédorenko, un plasticien breton, qui a participé à l’aménagement des abords de la collégiale. Pour la visite des remparts, je passe mon tour en raison de l’affluence. Bien qu’ils offrent assurément une très jolie vue sur les toits de la ville médiévale !
Marais salants de Guérande
À une poignée de kilomètres de la ville intra-muros de Guérande, vous pouvez bien sûr visiter les célèbres marais salants de Guérande, mondialement connus de Paris à New York en passant par Tokyo, et berceau de la production du « Sel de Guérande » que l’on retrouve sur toutes les bonnes tables françaises et désormais dans bon nombre de foyers. La route des marais reliant la commune à celle de Batz-sur-Mer permet de découvrir au mieux les marais le temps d’une balade dans un cadre majestueux. Les marais salants de Guérande sont exploités sur mille quatre cents hectares selon des techniques de production millénaires respectant l’environnement. Le processus est totalement naturel et n’a pas changé au fil des siècles. Fer de lance du développement durable, le bassin de Guérande est devenu officiellement « Site classé » en 1996. La production mise sur la qualité du « Sel de Guérande », validée par un « Label Rouge » obtenu en 1991. À ce jour, la profession compte entre deux cent quatre-vingts et trois cents paludiers, dont une dizaine de femmes, livrant entre huit mille et douze mille tonnes de gros sel et deux cents à trois cents tonnes de fleur de sel à la consommation chaque année. Vous pourrez peut-être apercevoir un paludier déambulant avec sa brouette sur les chemins de terres séparant les bassins et faire la récolte du sel marin. Mais alors quel est le point de départ du processus ? La saliculture solaire permet l’évaporation de l’eau de mer qui passe par une série de réservoirs et de bassins creusés dans l’argile. On parle ici de vasières, salines, fards et adernes. La cristallisation du sel s’opère dans les œillets situés au cœur de la saline. On peut aussi découvrir dans les marais salants de nombreuses maisons traditionnelles, notamment des XVIIe et XVIIIe siècles (surtout dans les villages de Saillé et Clis), qui présentent un ou deux niveaux sous une toiture d’ardoise à coyau, des lucarnes passantes au niveau supérieur et un escalier extérieur d’accès. Hélas, en raison de la pluie menaçante, je n’ai pas osé sortir mon drone pour immortaliser les milliers de bassins marins, mais le spectacle vaudrait assurément le coup pour apercevoir les différentes couleurs de ces bassins uniques en leur genre. Je me contenterais de photos au sol des petits monticules de sel marin fraichement récolté par les paludiers. D’ailleurs, si vous désirez découvrir le fonctionnement des marais salants plus en profondeur et la vie des paludiers, d’hier et d’aujourd’hui, n’hésitez pas à visiter les espaces touristiques suivant : la Maison des Paludiers (Saillé), Terre de Sel (Pradel) et le Musée des marais salants (Batz-sur-Mer).
La côte vendéenne
Située sur la côte atlantique française, la côte vendéenne bénéficie d’un climat océanique. La durée annuelle d’ensoleillement est d’environ deux mille cent heures pour La Roche-sur-Yon et monte à deux mille trois cents heures sur les côtes des Sables d’Olonne. C’est pour cela aussi que la côte vendéenne est surnommée « la côte de lumière » du fait de son fort ensoleillement comparable à celui de la Charente-Maritime, de la Gironde ou des Pyrénées-Orientales. La Vendée est l’un des départements les plus ensoleillés de France. Je ne pouvais donc pas résister à l’appel de ses belles plages de sables propices à la détente et au farniente. J’ai d’abord traversé la commune de Saint-Jean-de-Monts qui, hormis pour sa belle plage de sable, longue de huit kilomètres, n’a pas vraiment d’intérêt. Avant de me rendre aux Sables-d’Olonne, l’une des stations balnéaires les plus fréquentées de la Vendée. Plébiscitée par les familles françaises, la ville au charme désuet offre surtout un vaste panel de loisirs et d’activités sportives. J’ai découvert un remblai animé bordé de boutiques et de cafés et une plage de sable, fort prisée des estivants, longue de trois kilomètres. Je n’ai par contre pas vraiment aimé l’architecture de la ville avec ses immenses barres d’immeubles pour la location saisonnière léchant les plages, qui ne sont de plus pas vraiment les plus jolies plages de France, il faut bien l’avouer. Je serais par contre curieux de découvrir la Vendée hors des sentiers battus, loin de ce tourisme de masse. À noter que, tous les quatre ans, la station balnéaire des Sables-d’Olonne accueille le départ du Vendée Globe, une course à la voile autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance.
Pays de la Loire : les bonnes adresses
Goût’Thé — €
Installé près d’un majestueux tilleul sur une petite place au bout d’une ruelle pavée, ce salon de thé possède une véritable âme, à n’en point douter. Dès que l’on franchit le seuil, on s’y sent comme chez soi. C’est là l’aspiration de ses fondateurs, qui ont souhaité recréer une atmosphère douce et propice à la détente. Thés du monde, lattes gourmands, pâtisseries maison revisitées, salades du jour, scones traditionnels accompagnés de crème et de confiture, gâteau nantais, et bien plus encore. Une délicieuse sélection servie dans un cadre tamisé, sous l’ombrage du grand arbre ou près de la cheminée lorsqu’il fait plus frais.
30 rue de Saillé – 44350 Guérande



