À Fès, l’histoire s’écrit dans chaque pierre, chaque ruelle et chaque souk. Cette ville impériale du Maroc, fière de sa richesse culturelle, dévoile un visage authentique, préservé du tumulte touristique. En quelques jours, plongez dans l’atmosphère intemporelle de la médina, où artisans et commerçants perpétuent des traditions séculaires. Les parfums envoûtants des épices, le ballet incessant des marchands, les mosaïques somptueuses des palais… À Fès, chaque instant évoque la grandeur d’un passé glorieux. Découvrez les trésors cachés des médersas, l’effervescence paisible des fontaines et l’âme mystique des lieux de culte. Suivez notre guide pour une immersion dans cette cité authentique, préservée des afflux touristiques.
CITY GUIDE FÈS
Itinéraire en quelques jours
Au sommaire de ce reportage
Fès : préparer votre visite
Quand partir à Fès ?
La meilleure période pour visiter Fès est au printemps (mars à mai) ou en automne (septembre à novembre) lorsque les températures sont agréables. L’été (juin à août) peut être très chaud, tandis que l’hiver (décembre à février) peut être plus frais.
Assurance voyage :
Souscrire à une bonne assurance voyage est essentiel pour partir l’esprit tranquille. Elle couvre les frais médicaux à l’étranger, les incidents imprévus, l’annulation de voyage ou la perte de bagages. Même pour un séjour court ou à petit budget, elle peut vous éviter des dépenses très importantes en cas de problème. Nous vous recommandons Chapka, spécialisée dans les voyages et les aventures à l’étranger. Avec notre lien affilié, vous bénéficiez de -5 % sur le contrat Cap Assistance 24/24, idéal pour les voyageurs souhaitant combiner sécurité et liberté.
Langue :
La langue officielle est l’arabe. Cependant, le français est également largement parlé et compris, surtout dans les zones touristiques.
Comment se rendre à Fès ?
- En avion : L’aéroport principal desservant Fès est l’Aéroport Fès-Saïss (FEZ). De là, vous pouvez prendre un taxi ou un bus pour rejoindre le centre-ville.
Comment rejoindre le centre-ville depuis l’aéroport de Fès-Saïss (FEZ) :
- Taxi : des taxis sont généralement disponibles à l’aéroport. Vous pouvez en prendre un pour vous rendre au centre-ville de Fès. Le temps de trajet dépendra de la circulation, mais cela devrait prendre environ 30 minutes.
- Navettes aéroportuaires : il peut y avoir des services de navette aéroportuaire qui desservent diverses destinations à Fès depuis l’aéroport. Vérifiez auprès de l’aéroport pour connaître les options disponibles.
- Location de voiture : vous pouvez également louer une voiture à l’aéroport et conduire jusqu’au centre-ville de Fès. Cependant, assurez-vous de connaître les règles de conduite locales et de vous familiariser avec la route.
Documents d’identité requis :
- Passeport : Valide au moins 6 mois après la date de votre entrée au Maroc.
- Visa : Non requis pour les séjours touristiques de moins de 90 jours pour les ressortissants français.
Se déplacer dans le centre-ville :
- Transports en commun : Fès dispose d’un réseau de bus et de taxis qui vous permettent de vous déplacer dans la ville.
- À pied : le centre-ville de Fès, notamment la médina, est mieux exploré à pied en raison de ses ruelles étroites et de son caractère historique.
Se repérer à Fès :
L’application MAPS.ME reste une excellente option pour la navigation hors ligne. Téléchargez la carte de Fès avant votre départ pour l’utiliser sans connexion internet.
Type de prise électrique :
- Types de prises : C et E.
- Tension : 220–240 V.
- Fréquence : 50 Hz.
Un adaptateur est recommandé si vos appareils utilisent d’autres types de prises.
Vaccins requis :
Aucun vaccin spécifique n’est requis pour entrer au Maroc. Cependant, il est conseillé de vérifier les recommandations de santé de votre pays d’origine.
Sécurité générale à Fès :
Fès est une ville historique et culturelle du Maroc, généralement considérée comme sûre pour les voyageurs, mais une vigilance reste nécessaire, surtout dans la médina.
- Conseils de sécurité : Le Département d’État américain recommande aux voyageurs d’« exercer une prudence accrue » au Maroc en raison de la menace persistante d’attentats terroristes. Il est conseillé de rester attentif dans les lieux touristiques, d’éviter les manifestations et rassemblements, et de s’inscrire au programme d’inscription des voyageurs intelligents (STEP) pour recevoir des alertes et faciliter la localisation en cas d’urgence.
- Criminalité : La criminalité violente est rare à Fès, mais les touristes sont parfois ciblés par des arnaques ou des sollicitations insistantes, notamment dans la médina et aux abords des monuments. Les faux guides sont fréquents et peuvent se montrer pressants. Il est recommandé de refuser poliment mais fermement, de ne pas exhiber d’objets de valeur et de rester attentif dans les zones bondées ou peu éclairées.
- Comportement des femmes : Les femmes voyageant seules peuvent faire face à des regards insistants, des remarques ou des sollicitations importunes. S’habiller de façon modeste et adopter une attitude ferme et assurée permet généralement de limiter les désagréments.
Situation des personnes LGBTQ+ à Fès :
La situation des personnes LGBTQ+ à Fès, comme dans le reste du Maroc, est sensible et demande une attention particulière.
- Légalité : Les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont interdites par l’article 489 du Code pénal marocain, avec des peines allant de 6 mois à 3 ans de prison et des amendes de 200 à 1 000 dirhams.
- Application de la loi : Bien que les arrestations soient relativement rares, des cas ont été signalés dans plusieurs villes marocaines. À Fès, comme ailleurs, des contrôles policiers peuvent survenir, et les personnes suspectées d’homosexualité risquent des poursuites si leur orientation est rendue publique.
- Discrimination : Les personnes LGBTQ+ peuvent être exposées à une forte pression sociale et à des discriminations, notamment dans la médina ou dans des milieux conservateurs. Les démonstrations publiques d’affection entre personnes du même sexe peuvent entraîner des réactions négatives, allant du harcèlement verbal à des signalements aux autorités.
Nos recommandations pour les voyageurs LGBTQ+ :
- Discrétion : Il est fortement recommandé de garder une grande discrétion concernant son orientation sexuelle ou son identité de genre.
- Comportement en public : Évitez les gestes affectueux en public (se tenir la main, s’embrasser). Même si certains lieux plus modernes accueillent une clientèle internationale, la médina et les quartiers traditionnels restent conservateurs.
- Réseaux de soutien : Quelques associations locales et surtout des organisations internationales proposent un accompagnement ou des conseils de sécurité. Il est préférable de se renseigner à l’avance, de manière confidentielle, sur ces ressources.
Monnaie et taux de change :
La monnaie officielle au Maroc est le dirham marocain (MAD). Le taux de change est environ 1 MAD = 0,11 USD. Cependant, les taux peuvent fluctuer, il est donc conseillé de vérifier les taux actuels avant votre départ.
Paiement par carte bancaire :
Les cartes de crédit sont généralement acceptées dans les grands hôtels, restaurants et magasins. Cependant, il est préférable d’utiliser de l’argent liquide dans les marchés locaux et les petits commerces.
Téléphone et carte SIM :
- Téléphone : Vérifiez auprès de votre opérateur téléphonique si votre téléphone est compatible avec les réseaux au Maroc.
- Carte SIM locale : Disponible à l’aéroport ou dans les magasins locaux. Elle offre une connexion internet pendant votre séjour.
Fès : les incontournables
Médina
Quel enchantement pour les sens que de se balader dans les ruelles de la médina de Fès. La ville a des allures de petit village, et tout fleure bon l’artisanat local. La médina est organisée en quartiers, ce qui vous permettra de vous repérer facilement et d’arpenter les ruelles sans vous perdre. Les habitants se montrent d’une gentillesse sans nom, toujours prêts à vous faire goûter à leurs spécialités ou vous faire essayer leur marchandise. Parmi les « quartiers » qui découpent la médina, vous pourrez découvrir le quartier des fruits et légumes, le quartier des articles pour le mariage, le quartier des bouchers qui nettoient des têtes d’agneau, de vaches et même de dromadaires, le quartier des poissonniers avec un poisson frais et parfaitement présenté, le quartier des vendeurs d’escargots (oui, des escargots, une curiosité de savoir que les Marocains en sont friands), le quartier des pâtissiers avec les femmes en train de faire des crêpes à tous les coins de rue, le quartier des couturiers où seuls les hommes perpétuent ces techniques traditionnelles, le quartier des vendeurs de fruits secs, le quartier des teinturiers, le quartier des couteliers, le quartier des céramistes, le quartier des botanistes, etc. Le dépaysement est total, et chacune des 9000 ruelles qui composent la médina est une invitation au voyage. À Fès, pas de mobylettes dans les rues, contrairement à Marrakech, mais un ballet de mules incessant, avec des bêtes obligées de porter des dizaines de packs d’eau, des parpaings de chantier ou des peaux de bêtes servant à alimenter les tanneries de cuir. Elles sont soumises à la cadence de leur maître et déambulent dans les ruelles ainsi chargées ! Fès est significativement moins touristique que Marrakech, plus authentique, moins axée sur un tourisme de masse, et surtout moins européanisée pour l’heure. Peu de touristes français dans les ruelles, à l’inverse des touristes chinois qui semblent affluer dans la ville depuis quelques mois, selon les dires des locaux. Autant vous dire que certains coins de la ville sont très calmes et dépourvus de touristes. Malgré tout, le gros des attractions touristiques se concentre dans la vieille médina, donc vous aurez forcément du monde à un moment donné. Mais en vous levant tôt et en repérant les points stratégiques, vous pourrez échapper aux foules et profiter de Fès assez tranquillement. À la différence de Marrakech également, les commerçants locaux alpaguent moins les touristes. Vous pourrez donc vous déplacer de façon moins oppressante, prendre le temps de regarder leurs étals sans peur d’être pressés à l’achat ou de prendre des photos, en demandant la permission, par respect évidemment. Généralement, les locaux sont coopératifs et prêts à être pris en photo, à l’exception des femmes qui sont plus réservées. Prenez donc des photos d’ensemble, la médina offre de magnifiques perspectives et des couleurs vives, entre légumes luxuriants et pâtisseries orientales huilées à souhait. Seule déception : le souk Attarine, initialement dédié aux épices, a disparu au profit d’un souk dédié aux produits électroniques fabriqués en Chine, ce qui n’est pas vraiment typique et décevant lorsque l’on imagine ce à quoi aurait ressemblé un souk avec des montagnes d’épices en tous genres. Il faut croire que l’évolution du commerce et des habitudes de consommation ont eu raison des traditions à ce niveau. Si vous cherchez des épices, vous devrez les chercher un peu partout, car de nombreux commerçants les proposent directement ensachées. Moins attrayant pour les photos, mais pas vraiment d’autre choix !


Tannerie Chouara
Se rendre dans les tanneries traditionnelles de Fès est une expérience assurément dépaysante. Ce savoir-faire ancestral, transmis de génération en génération, de père en fils, est absolument unique, et il n’y a qu’à Fès que vous pouvez voir de telles tanneries, les plus grandes de la région selon les locaux. Ici, pas moins de 400 hommes travaillent tous les jours de 6h à 16h, toute l’année, dans les quelque 500 cuves destinées à teindre le cuir. Les couleurs sont obtenues avec des produits 100% naturels et donnent naissance à quatre types de cuir utilisés ensuite en maroquinerie. Vous retrouverez généralement des cuirs teintés couleurs mimosa (la couleur de base), coquelicot, jaune et bleu. L’expérience est inédite et vaut vraiment le détour. Vous pouvez observer les tanneurs depuis le toit-terrasse d’une boutique offrant une vue imprenable sur les cuves, ou vous aventurer au milieu d’entre elles, avec l’assurance d’être frappé par l’odeur. Celle-ci est particulièrement forte et difficile à supporter. Sous un soleil de plomb, cela a un impact sur l’estomac ! Nous n’avions pas pris de menthe fraîche ou encore des cristaux de menthol vendus dans les herboristeries locales, nous avons donc dû faire avec. Entre les détritus de peaux de bêtes, les déjections de pigeons et le sang séché, la visite n’était pas des plus ragoûtantes. Cependant, c’est précisément ce qui est impressionnant : voir des hommes passer leurs journées, et une partie de leur vie, dans ces cuves, à travailler du matin au soir dans ces conditions pour produire un cuir d’une qualité indéniable. Le savoir-faire est transmis de génération en génération et les locaux sont très fiers de présenter cette technique aux visiteurs, et on ne peut qu’être admiratif devant le spectacle qui s’offre à nous. Nous ne venions pas simplement pour voir, mais aussi pour comprendre. Nous nous sommes donc aventurés au milieu des cuves, en compagnie du « responsable des tanneries », comme il s’est présenté. En réalité, c’était un travailleur qui a voulu nous faire la visite contre une petite somme à la sortie… Étant donné la qualité des explications et le temps qu’il nous a consacré, il était évident que nous ne ressortirions pas des tanneries sans lui laisser quelque chose. Attention aux arnaques cependant ! Trop de touristes se plaignent de se voir approcher et d’être en quelque sorte contraints à donner quelque chose à la sortie ! Partez du principe que si vous pénétrez dans l’enceinte des tanneries, ou que vous observez les tanneurs depuis un toit-terrasse, vous devrez gratifier votre « guide » d’un pourboire, sous peine de vous exposer à un moment de négociation gênant et inconfortable ! C’est un peu comme payer pour visiter un musée. Ici, le musée est à ciel ouvert, avec des acteurs bien réels qui s’exécutent sous les yeux curieux des visiteurs. Les personnes sensibles à la cause animale devraient s’abstenir. Le spectacle peut être difficile à regarder, l’atmosphère est nauséabonde et les peaux de bêtes sont traitées sans ménagement.
Pour obtenir le cuir qui sera ensuite transformé en maroquinerie par les coopératives, cinq étapes de traitement et 40 jours de travail sont nécessaires pour obtenir la qualité requise :
— La première étape consiste à plonger les peaux de bêtes dans un bain de chaux et d’ammoniaque pendant 5 jours afin de décoller les poils. Ensuite, les peaux sont passées dans une sorte de machine à laver artisanale, un énorme tonneau actionné mécaniquement, pour laver les peaux et retirer l’excédent de chaux.
— La deuxième étape consiste à plonger les peaux quasi lisses dans la fiente de pigeons pour les assouplir encore plus. L’odeur est indescriptible, sans parler de la vision de ces bassins…
— La troisième étape est un bain avec de la sciure de blé pour rendre la peau hyper lisse. Ici, elle n’a plus aucun poil et prend toute sa souplesse.
— La quatrième étape est la coloration naturelle des peaux, qui se fait dans différentes cuves avec des ingrédients 100% naturels en fonction de la couleur que l’on veut obtenir. Pour le jaune, on utilise du safran, pour l’orange de l’henné, pour le vert de la menthe, pour le bleu de l’indigo, pour le brun du bois de cèdre, pour le rouge des fleurs de coquelicots séchées. Tous les ingrédients sont naturels et plongés directement dans les cuves avec les peaux. La mixture est ainsi laissée plusieurs jours jusqu’à obtenir la teinte souhaitée.
— La cinquième et dernière étape est la finition de la peau après un séchage au soleil. Les hommes grattent les peaux à la force des bras pour retirer les dernières imperfections et obtenir un cuir d’une grande qualité, que seule la main de l’homme peut réaliser ainsi. Pour information, dans les tanneries de Fès, quatre types de peaux sont utilisés : les peaux de chameaux/dromadaires, de vaches, de chèvres et d’agneaux/moutons. Parmi les cuirs de meilleure qualité, on retrouve les peaux d’agneaux et de moutons.
Tout autour des tanneries, vous retrouverez les boutiques qui vendent directement le cuir fabriqué plus bas et transformé dans les coopératives autour de la ville. Sont entre autres proposées les célèbres babouches de toutes les couleurs, vestes en cuir, maroquinerie, poufs, sacs, chaussures, etc. Le choix est immense et les vendeurs vous solliciteront forcément pour vous convaincre d’acheter quelque chose dans leur boutique. Que ce soit en mode shopping pour ramener un souvenir de votre séjour ou en mode visite simple des tanneries, vous vivrez une expérience mémorable.
Place Seffarine
La place Seffarine est le quartier des chaudronniers, mais aussi le nom d’une mosquée et d’un hammam qui lui sont adjacents. Impossible de la manquer lorsque vous vous en approchez, car elle résonne chaque jour du véritable concert de sonorités de cuivre et de laiton frappés, avec des coups de marteaux incessants ! Les chaudronniers s’adonnent ainsi à leur métier du matin au soir, créant des chaudrons, des théières, des plateaux, des couscoussiers et autres objets. Le bruit peut sembler relaxant au début, en écoutant les symphonies spontanées créées par les marteaux, mais à la longue, cela peut devenir un peu oppressant ! Un petit restaurant surplombe la place Seffarine avec une terrasse panoramique, offrant ainsi une vue directe sur la place. Cependant, en raison du bruit environnant, il peut être difficile d’avoir une conversation avec votre partenaire, tant le bruit des marteaux frappant les métaux est incessant ! Le spectacle reste néanmoins unique et impressionnant quand on y pense. Imaginez-vous frapper du métal toute la journée avec un marteau sous un soleil de plomb ! Sans parler de l’usage des pieds pour faire pivoter la pièce de cuivre, tandis que les bras martèlent ses parois… C’est un véritable travail d’orfèvre et un exemple supplémentaire de l’excellence de l’artisanat marocain. La place occupe une position centrale dans la médina, il est donc fort probable que vous y fassiez plusieurs passages.
Médersa Attarine
La médersa Attarine est une ancienne école coranique de Fès, où les étudiants apprenaient par cœur les célèbres textes religieux. La visite est très rapide car elle se limite à la cour de l’école. Les espaces alentours sont réservés à la prière et aux musulmans. La médersa doit son nom au souk des épices Attarine, qui donne également son nom à une grande bibliothèque attenante, elle-même réservée aux étudiants musulmans, et est située à quelques mètres de l’université Al Quaraouine, impossible à visiter sans être pratiquant. Au Maroc, les traditions sont respectées, et très peu de monuments religieux se visitent, exception faite des anciennes médersa et de leurs cours décorées de mosaïques et d’arches typiques. L’architecture est sublime et nous étions admiratifs de la beauté des lieux. Entre mosaïques colorées, sol en marbre et voûtes boisées, l’excellence de l’artisanat marocain transpire ici sur les murs. Une visite intéressante pour découvrir les conditions de vie des étudiants dans les écoles coraniques marocaines.
Informations pratiques
- Tarifs :
Adultes : 20 MAD
Enfants : 5 MAD
- Horaires :
Ouvert tous les jours de 8h à 18h
Médersa Bou Inania
Comme sa consœur, la médersa Bou Inania est une école coranique encore en activité, accueillant des étudiants venus à Fès pour étudier le Coran. Il faut pas moins de 4 à 5 ans d’études pour apprendre le Coran par cœur. Cette médersa se distingue des autres par la présence d’un minaret. À l’intérieur, vous découvrirez un édifice parfaitement préservé, où les trois matériaux principaux utilisés pour de tels monuments brillent : le stuc, le bois sculpté et les mosaïques. Le décor est grandiose et en parfait état. Au fond de la cour, une salle de prières est réservée aux musulmans pratiquants. Cette école est l’une des rares à servir à la fois d’école et de mosquée le vendredi. Dans le mur frontal de la salle de prière se détache le mihrab, indiquant la direction de La Mecque pour les pratiquants et donc la position qu’ils doivent adopter en temps de prière. Nous avons profité du soleil de plomb et du peu d’affluence matinale pour immortaliser les lieux et prendre de très belles photos devant les grandes portes en bois sculpté, d’une beauté saisissante. Cette médersa est légèrement plus grande que l’Attarine. De petits couloirs étroits mènent aux parties supérieures, mais elles sont privées et réservées aux étudiants actuellement en résidence à Fès pour leur apprentissage.
Informations pratiques
- Tarifs :
Adultes : 20 MAD
- Horaires :
Du jeudi au mardi de 9h à 18h
Mercredi de 9h à 17h
Bab Boujloud
Alors là, autant prévenir vos jambes que l’ascension va être un peu physique, surtout si vous partez de la place Rcif. Pour atteindre la vieille porte Bab Boujloud, il vous faudra parcourir les longues ruelles de la médina vers le nord et monter pendant de longues minutes. L’ascension est très agréable et vous permettra de traverser toute la vieille médina pour y arriver. Sur votre chemin, vous passerez notamment par le quartier des vendeurs de chaussures, le quartier des vendeurs de tapis, le quartier des vendeuses d’henné, les maroquiniers, les tailleurs, les pâtisseries marocaines et leurs salons de thé, etc. Vous ne pourrez pas manquer les artisans locaux toujours prêts à vous vendre quelque chose. La balade est très agréable et nous l’avons faite à plusieurs reprises, en changeant volontairement de circuit, même si le chemin est bien tracé et bien indiqué jusqu’à la Bab Boujloud. Cette immense porte est parfaitement conservée et était à l’époque l’une des portes principales de la médina. D’un côté, ce sont d’immenses mosaïques bleues qui la décorent, de l’autre, d’immenses mosaïques vertes. La porte est un carrefour de circulation, du coup, il était quasiment impossible de faire des photos sans une foule massive dessus. Dans la médina, vous pourrez vous repérer très facilement avec des balades indiquées par des panneaux de couleur. Ainsi, en suivant les panneaux d’une même couleur, vous pourrez découvrir la médina suivant une thématique : culturelle, historique, environnementale, etc. Impossible de vous perdre, puis les locaux sont toujours prêts à vous aider à retrouver votre chemin. En traversant la Bab Boujloud, vous pourrez découvrir les immenses cimetières de Bab Mahrouk, et leurs tombes blanches qui percent la verdure. Rien de bien spécial à y voir si ce n’est des centaines de tombes blanches entassées sur les collines.
Palais royal de Fès
Le quartier du Palais royal abrite, comme vous l’avez compris, le Palais royal de Fès. Impossible à visiter, il est strictement privé et bien gardé ! Il n’est même pas visible de l’extérieur, seules ses grandes portes dorées sont l’objet de toutes les convoitises le temps d’une photographie sur une place du quartier. Les portes du Palais royal de Fès sont d’une beauté sans nom, immanquables dans le paysage, immenses et décorées dans les moindres détails. C’est tout simplement remarquable et magnifique. Il vous faudra peut-être patienter un peu pour les avoir sans personne, mais votre attente sera récompensée par l’un des plus beaux sites de Fès. Elles sont un nouveau témoin de l’excellence de l’art marocain et offrent un arrière-plan de choix pour prendre la pose. La balade dans ce quartier est intéressante et contraste avec celles que vous pourrez faire dans la médina. Ici, les habitations semblent plus récentes et plus modernes surtout. Les rues sont très propres et l’architecture paraît en réalité plus européenne que marocaine. Le quartier abrite beaucoup d’écoles et concentre peu de touristes, c’est l’avantage de s’éloigner un peu du centre névralgique. La balade est donc l’occasion de voir comment s’organise la vie locale, les sorties d’école, la vie de quartier, et vous donnera un aperçu des habitudes du coin. À noter que le quartier juif est à proximité, tout comme le cimetière juif.
Quartier juif
Le quartier juif de Fès se trouve juste à côté du Palais royal et du cimetière juif, bien entendu. Il est centré autour d’une rue principale où l’on trouve des prothésistes dentaires, des opticiens, des magasins d’habillement, de chaussures, des bijoutiers, etc. Cette rue principale montre des signes de délabrement, ce qui est compréhensible étant donné que le quartier juif de Fès est le plus ancien du Maroc. Ainsi, il semble avoir traversé les épreuves du temps sans beaucoup de changements et concentre la majorité des activités commerciales en une seule artère centrale. Dans les rues adjacentes, les maisons et les synagogues préservées témoignent de la vie de la communauté locale. Les synagogues sont ouvertes à la visite, bien que nous ayons trouvé les frais d’entrée un peu élevés. Lors de notre visite, elles étaient surveillées, probablement pour éviter les tensions entre les différentes communautés. Globalement, le quartier ne présente pas un grand intérêt en soi. Il est agréable d’y faire un tour, surtout si vous vous rendez au cimetière juif ou au Palais royal. Cependant, il n’est peut-être pas nécessaire de vous y rendre spécialement, à moins d’avoir un intérêt particulier pour l’histoire de la communauté juive à Fès.
Cimetière juif
Il est délicat, sur le plan déontologique, d’exprimer de l’admiration envers la beauté d’un cimetière, car il reste avant tout un lieu de sépulture. Cependant, il faut reconnaître que le cimetière juif de Fès possède une singularité frappante, avec ses tombes blanches formant un ensemble esthétique. À l’entrée, une modeste contribution de 10 MAD par personne est sollicitée pour soutenir l’entretien de ce cimetière d’une propreté exemplaire. Les tombes sont soigneusement alignées le long des allées, variant en taille selon celle des défunts, semble-t-il. Cela n’est pas le détail le plus mémorable… Ce qui véritablement marque, c’est l’architecture particulière des tombes qui confère à cette visite une dimension unique. Le cimetière s’étend sur des centaines de mètres carrés, s’achevant par des champs d’orangers en fleurs. Nous avons observé des femmes vaquant à la cueillette des fleurs d’oranger tout en fredonnant, créant une atmosphère des plus agréables. L’odeur qui s’en dégageait était tout simplement enivrante ; la fleur d’oranger constitue sans aucun doute notre fragrance naturelle préférée ! Elle évoque véritablement les pays orientaux et imprègne les pâtisseries ainsi que les parfums d’ambiance. En fin de compte, le cimetière juif de Fès compte pas moins de 12 000 tombes identifiées et environ 3 000 tombes d’anonymes, incluant les défunts de confession juive emportés par l’épidémie de peste en 1911. Ces chiffres donnent une idée de l’ampleur de ce cimetière et du nombre de tombes qui y reposent.
Fondouk Nejjarine
Derrière ce nom se trouve le Musée des Arts et Métiers du bois de Fès. On découvre ce musée classé monument national et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO à travers une grande porte en bois sculpté. Nous nous sommes levés aux aurores afin d’être les premiers devant cette porte, nous assurant ainsi de visiter le musée lors de notre troisième et dernier jour à Fès. Le musée s’étend sur deux étages et propose des salles renfermant divers objets en bois et en métal, témoins de l’artisanat marocain et de précieux savoir-faire transmis de génération en génération. Il est à noter cependant qu’il est interdit de photographier les objets à l’intérieur des salles, uniquement le bâtiment principal, pour éviter tout risque de détérioration. Les objets sont organisés selon leur thématique et leur époque, nous permettant ainsi de voyager à travers l’histoire de l’art marocain. Point d’orgue de la visite, le toit-terrasse qui offre une vue des plus agréables sur les toits de Fès. Un charmant petit salon de thé s’y trouve, idéal pour déguster un délicieux thé vert à la menthe, typique de la région, tout en profitant d’une vue magnifique sur la ville. Tout est à 10 MAD, à l’exception du café Nespresso à 20 MAD, il serait donc dommage de s’en priver à ce prix-là !
Informations pratiques
- Tarifs :
Adultes : 20 MAD
- Horaires :
Ouvert tous les jours de 9h à 17h
Jardin Jnan Sbil
Le jardin Jnan Sbil est véritablement le poumon vert de Fès. Il est situé aux abords du quartier du Palais royal, à quelques centaines de mètres de la Bab Boujloud. Cet immense jardin public offre l’opportunité de se ressourcer au cœur d’une oasis de fraîcheur et de verdure. Au milieu du jardin trône un vaste lac artificiel, invitant les visiteurs à se mêler aux familles locales tout en prenant le temps d’admirer la diversité de la flore qui égaye ce parc, abritant différentes zones. Parmi celles-ci, vous pourrez déambuler à travers un jardin andalou, une grande allée de Washingtonias, un jardin de bambous, un espace dédié aux senteurs et aux cactées, sans oublier le bassin central et ses fontaines, offrant une vue digne d’une carte postale naturelle. Après deux journées sous un soleil de plomb, cette pause dans le parc était des plus bienvenues. C’était l’occasion parfaite de ralentir le rythme tout en profitant de cette luxuriante végétation. L’entrée est libre, mais sachez que le jardin est fermé le lundi et lors des heures de prière, du mardi au dimanche.
Informations pratiques
- Horaires :
Ouvert du mardi au dimanche de 9h00 à 20h00
Fermé le lundi
Tombeaux Mérinides
Les tombeaux Mérinides, situés sur la colline la plus élevée de la ville, ne sont aujourd’hui que des vestiges en ruines. Cependant, il y a une raison impérieuse de venir ici : la vue que vous aurez sur Fès est tout simplement époustouflante, sans doute la plus belle vue que vous puissiez avoir sur la ville. Nous avons fait l’ascension deux fois : d’abord en journée pour nous familiariser avec les lieux, puis le lendemain matin au lever du soleil. Dans les deux cas, la forte luminosité a compliqué la prise de photos. Peu importe, la vue est à couper le souffle, véritablement incroyable ! Depuis le sommet de la colline, la médina se dévoile dans toute sa splendeur, et vous apercevrez même le quartier juif, le quartier du Palais royal ainsi que les montagnes de l’Atlas. Le panorama est tout bonnement sensationnel, et il doit l’être tout autant en fin de journée lors du coucher de soleil, bien que très fréquenté selon les dires d’un marchand ambulant sur place. Nous avons en effet fait une rencontre magique avec un Marocain qui gravit cette colline tous les jours depuis des décennies. Il a pris le temps de nous expliquer l’évolution du tourisme à Fès ainsi que celle de la ville elle-même, avec les grands travaux de modernisation. C’est un homme sage et bienveillant, une rencontre qui restera à jamais gravée dans nos mémoires. Bien entendu, il a tenté de nous vendre un bonnet et un tapis, mais sans jamais nous forcer la main. Il était là dès le matin et encore là le soir, parlant avec émotion de sa colline sur laquelle il espère finir ses jours et être enterré. C’est un homme qui nous a profondément marqués, et qui a même donné lieu à l’une des plus belles scènes de vie que nous ayons jamais photographiées au cours de nos voyages. Si vous avez l’opportunité de vous rendre sur cette colline de Fès prochainement, n’oubliez pas de lui transmettre nos salutations chaleureuses. Il nous a assuré qu’il ne nous oublierait pas en retour. Les voyages ont ce pouvoir magique de connecter les cœurs ! Pour vous y rendre, vous avez deux options : soit à pied depuis la Bab Boujloud, soit en prenant un petit taxi rouge depuis le Palais royal. Le trajet vous coûtera seulement 20 MAD et, moyennant quelques dirhams supplémentaires, votre chauffeur pourra même vous attendre pour vous ramener jusqu’au centre de la ville.
Fès : où manger ?
Restaurant gastronomique & terrasse R’CIF — €
Le restaurant se trouve en dehors de la Vieille-Ville, à l’angle d’une place où les taxis et les bus déposent les touristes. Il bénéficie d’une terrasse en hauteur qui offre un joli panorama. La carte, bien que simple, permet de déguster une cuisine locale à des prix abordables, et c’est vraiment délicieux !
44 Tarik eljadida Rcif, Fes 30000
Darori Resto — €€
Voici un excellent restaurant situé dans un cadre typique. Il propose une carte composée de spécialités locales ainsi que des vins de la région. Le personnel est très attentionné et l’accueil est des plus chaleureux. Mention spéciale pour la kefta aux œufs qui est tout simplement divine ! Nous vous recommandons vivement cette adresse, même si les prix sont légèrement plus élevés qu’ailleurs. Vous ne serez pas déçus de déguster un repas dans cette ambiance conviviale.
N°2 Derb Sayour Place Rcif Derrière le minaret, Fes 30200
Bouanania — €
Ce salon de thé situé à proximité de la Bab Boujloud propose des espaces répartis sur plusieurs étages ainsi qu’une vaste terrasse offrant une vue panoramique. C’est l’endroit idéal pour déjeuner, prendre un verre ou savourer un thé à la menthe fraîche accompagné de pâtisseries marocaines. L’ambiance y est chaleureuse et le personnel très agréable.
Rue Talaa Kebira, Fes 30030
Riad La Maison Verte — €€
Le restaurant du Riad La Maison Verte est un véritable coup de cœur. On le reconnaît à ses céramiques de couleur verte, bien évidemment. Bien que la carte ne soit pas des plus abordables, elle propose un large choix de plats traditionnels accompagnés de vins de la région. Le personnel est d’une grande sympathie et la cuisine est vraiment délicieuse. Nous avons particulièrement apprécié prendre notre repas sur les toits de Fès. Nous vous recommandons vivement cette adresse et ce Riad qui semble offrir des prestations exceptionnelles !
5, Derb Cheikh Gzira, Fes 30200
Al Oud — €
Impossible de passer à côté de ce petit établissement en remontant vers la Bab Boujloud, l’une des anciennes portes de la médina de Fès. Il dispose d’une minuscule terrasse à l’extérieur, suffisante néanmoins pour prendre un bain de soleil. C’est l’endroit idéal pour siroter un verre après les efforts consentis pour grimper jusqu’au sommet de la médina.
Rue Talaa Kebira, Fes
Fès : où dormir ?
Pour être au plus proche de la médina et des principales attractions, nous vous conseillons le Riad Rcif & Spa Originale. Il est situé au fond de la place Rcif, un emplacement très prisé dans la Vieille-Ville. En plus d’offrir un excellent rapport qualité-prix, le Riad bénéficie d’une localisation idéale. À notre arrivée, nous avons été chaleureusement accueillis et nous nous sommes vu offrir un thé vert à la menthe traditionnel accompagné de pâtisseries marocaines. Il n’y a aucun doute, les Marocains savent recevoir et cela réchauffe le cœur. Ce Riad vous permet d’être à proximité de tout, à seulement une centaine de mètres de la médina et des premiers marchés, ainsi qu’à deux pas des arrêts de taxis pour les trajets vers et depuis l’aéroport. Les chambres sont plutôt confortables, propres et tout à fait adaptées pour un court séjour. Côté bémol, nous aurions apprécié une salle de bains au caractère plus typique, mais pour le temps que nous avons passé au Riad, c’était tout à fait convenable. Il n’y a pas de piscine pour se rafraîchir, mais une terrasse sur les toits, accessible par un escalier central. Cela permet de profiter d’une vue sur les toits de Fès, avec une perspective directe sur le minaret d’une des principales mosquées. Un petit déjeuner continental, inclus dans le prix de la chambre, est proposé chaque matin dans le patio principal. C’est l’occasion de prendre des forces avant de partir à la découverte des rues de la médina. Nous avons apprécié notre séjour au Riad, même si nous avons trouvé l’ensemble un peu impersonnel, peu lumineux et manquant de charme. C’est surtout son emplacement qui mérite d’être souligné, mais il est fort probable que vous puissiez trouver des endroits tout aussi bien situés et plus chaleureux ailleurs dans la ville !
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Fès se distingue par une médina préservée du tourisme de masse, où les traditions et l’authenticité demeurent au cœur de la vie quotidienne. Son atmosphère animée permet une véritable immersion dans la culture marocaine et orientale. En quelques jours, il est possible de découvrir les principaux sites d’intérêt tout en appréciant l’authenticité et le charme unique de la ville. Fès conserve une identité forte, différente de l’image parfois plus occidentalisée de Marrakech, et offre un aperçu du Maroc dans ce qu’il a de plus traditionnel et intemporel.

















8 commentaires
un très grand merci pour ces belles photos ! je suis en train de lire les Voyages de Pierre Loti, et notamment « Maroc »; bon, il y était au printemps 1889 … mais j’ai l’impression que finalement, assez peu de choses ont changé. Il décrit les quartiers de la ville avec son style (bien à lui !) et il aime particulièrement les lieux un peu abandonnés, mélancoliques, ou/et très anciens et je pense que ces lieux-là ont disparu ou ont été … transformés (le jardin , le quartier juif). Dans votre reportage, je ne vois pas de remparts, ils ont sans doute été en partie détruits pour laisser place aux nouveaux quartiers, mais dans l’ensemble, faisant référence au livre, je m’y retrouve ! et tant le récit que vos photos, me donnent très envie d’y aller. J’ai découvert il y a quelques années Marrakech et Essaouira mais l’ambiance à Fes semble plus authentique … merci encore en tout cas, pour ces photos et vos impressions.
Merci beaucoup chère Isabelle pour ce magnifique commentaire, nous souhaitons à Fès de garder son authenticité, c’est vraiment une ville qu’on a adoré sur tous les plans !
super article, très complet ! (et les photos sont vraiment magnifiques …) j’ai vu quelques villes du nord du Maroc, mais hélas pas encore Fès …. et j’en ai très envie ! j’espère l’an prochain, qui sait. Je viens de m’abonner à votre compte Pinterest et j’ai épinglé ce chouette article qui me sera utile en temps voulu …
Merci à toi pour ce super retour, très heureux que notre article puisse t’aider à préparer ton futur séjour à Fès !
Génial ce beau partage : MERCI !
Avec plaisir Françoise, merci à vous d’avoir pris le temps de nous lire !
Un voyage qui a l’air dépaysant. L’architecture est magnifique (et vos photos également!)
Merci beaucoup c’est très gentil, c’est en effet une très jolie ville, moins connue au Maroc mais tout aussi intéressante et dépaysante ! Merci pour ton commentaire !