Santé : les vaccins à faire avant le départ

par Lepoint2départ

Impossible de partir en tour du monde sans faire un minimum de vaccins pour nous protéger et nous éviter de contracter de graves maladies. Dans cet article nous allons te donner toutes les informations à ce sujet, du choix du centre de vaccinations aux vaccins, en passant par les maladies, les causes, les symptômes, les traitements, etc. Retour sur plusieurs mois de piqures pour préparer le grand départ.

 

Le choix du centre de vaccination

Se faire vacciner avant notre départ en tour du monde était pour nous une évidence. Notre première approche pour avoir un maximum d’informations sur quels vaccins faire a été de consulter notre médecin traitant. Après lui avoir expliqué notre projet, il nous a conseillé de nous rendre dans un centre spécialisé dans les vaccins tropicaux comme l’Hôpital Louis Pasteur ou l’Hôpital Saint-Antoine ou encore éventuellement le centre de vaccination d’Air France. Après plusieurs recherches sur la toile, nous nous sommes décidés à choisir l’Hôpital Saint-Antoine dans le 12ème arrondissement de Paris.

Pourquoi l’Hôpital Saint-Antoine ?

La première des raisons de notre choix fut le prix des vaccins. Effectivement, après comparaison entre les trois centres de vaccinations conseillés par notre médecin, l’Hôpital Saint-Antoine s’est révélé être le moins coûteux. La deuxième des raisons fut l’emplacement. L’hôpital étant situé à quelques minutes à pied de chez nous, c’était beaucoup plus pratique pour nous, sachant que le centre de vaccinations Air France est situé lui à Roissy. L’idée de faire ces longs trajets ne nous a guère emballé, et surtout pourquoi se compliquer la vie ! L’hôpital public Saint-Antoine est situé au 184 rue du Faubourg-Saint-Antoine dans le 12ème arrondissement de Paris. Ce qui nous a plu c’est qu’ils ont un service de vaccinations dédié aux grands voyageurs. Nous étions donc rassurés d’avoir un médecin spécialisé dans ce domaine afin de nous donner les meilleurs conseils de santé pour notre futur voyage.

Première consultation avec le Docteur Bénédicte Lefebvre

Nous voilà le 24 avril 2019, soit un peu plus de 8 mois avant notre départ : première rencontre avec notre médecin, le Docteur Bénédicte Lefebvre, un vrai plaisir ! On s’est retrouvé face à un médecin qui aime vraiment son métier et prend sa mission de conseil et de vaccination très à coeur. Etant passionnée, elle nous a très vite mis à l’aise, si bien que ce fût un véritable plaisir de la retrouver à chacun de nos rendez-vous. Nous sommes arrivés à cette première consultation avec la liste des pays que nous envisageons de traverser pendant notre périple afin qu’elle nous fasse un planning de vaccins adaptés à notre voyage et établisse la liste des rendez-vous médicaux à prévoir, en respectant le temps nécessaire entre deux injections et notre propre agenda. Les vaccins étant chers, inutile d’en faire certains qui ne seraient pas forcément indispensables à ton voyage. Mais ça le médecin pourra te dire exactement ceux qui sont nécessaires et ceux qui ne le sont pas. A la fin de notre première consultation, nous avions donc la liste des vaccins que nous allions devoir faire ainsi qu’un planning de rendez-vous établis jusqu’au mois de novembre. Nous sommes ressortis très satisfaits de notre choix de centre de vaccinations, toute l’équipe de l’Hôpital Saint-Antoine étant vraiment très sympa !

Petites mésaventures administratives…

Le choix de prendre l’hôpital Saint-Antoine a été motivé par le prix des vaccins… mais passer par un hôpital public géré par l’état signifie se heurter à tous les problèmes administratifs que cela comporte ! A commencer par les factures émises en double. Nous n’avons quasiment jamais pu payer en direct les factures à la caisse des consultations, en raison de bugs informatiques récurrents. Du coup nous avons reçu directement chez nous des titres de recette émis par l’état, à régler sous 30 jours via le site de l’APHP. C’est plus pratique en effet, car tu peux régler directement par CB de chez toi, mais dans notre cas nous avons eu la désagréable surprise de régler une facture en double, nos rendez-vous ayant été très proches. En soit payer une facture en double cela peut arriver. Mais pour avoir le remboursement nous attendons toujours… nous allons décoller que le problème ne sera certainement pas réglé ! Ensuite, la seule fois où nous avons pu payer en direct l’hôpital, tout semblait s’être bien passé et pourtant… nous avons reçu derrière plusieurs fois la même quittance pour les mêmes soins. Jusque-là tout allait bien ! Quand dernièrement, sans comprendre pourquoi, l’APHP nous adresse une facture en double, des mêmes soins, datés d’un jour où nous n’étions même pas allés à l’hôpital, à régler bien sûr sous 30 jours… et là même combat pour signaler le problème ! Tu appelles et tu tombes sur un monsieur suffisant au possible… tu adresses un courrier qui reste sans réponse… tu avoisines le délais maximum de paiement au risque d’avoir des relances… en tous cas, malgré toute notre bonne volonté, nous allons devoir gérer ces déconvenues alors même que nous serons déjà en voyage ! Espérons trouver une solution début janvier à notre retour sur Paris, sinon nous patienterons, car nous sommes à jour et le problème ne vient pas de nous… mais avec l’administration mieux vaut être patient !

 

Liste des vaccins obligatoires pour notre tour du monde

Nom du vaccin Prix par injection NB injection Efficacité
Fièvre Jaune : Stamaril 44,27 € 1 à vie
Typhoïde : Typherix / Typhim 25,99 € 1 3 ans
Rage : Rabique Pasteur 30,70 € 3 à vie
Encéphalite Japonaise : Ixiaro 69,81 € 2 2 ans
Hépatite A : Avaxim 160 – Vaqta 50 19,35 € 2 à vie

 

Le carnet de vaccination international

Le fameux carnet de vaccination international

Le fameux carnet de vaccination international

Ce petit carnet jaune sera indispensable pour un voyage au long cours. C’est la seule preuve de vaccination qui te sera demandée aux postes frontières de certains pays. Lors de ton premier rendez-vous dans ton centre de vaccinations, ton médecin te le délivrera et y apposera au fur et à mesure tous les vaccins, les dates des différentes injections faites, le laboratoire fabriquant le vaccin ainsi que les numéros de lot et enfin le cachet de l’hôpital et la signature du médecin. Tu peux aussi demander à ton médecin (en lui présentant ton carnet de santé) de rajouter les vaccins que tu as fait depuis ta naissance, pour prouver que tu es à jour et vacciné contre les principales pathologies. Avant ton départ, nous te conseillons de faire une copie papier de ce carnet ainsi qu’une copie numérique en cas de perte ou de vol.

 

Tout ce qu’il faut savoir sur la fièvre jaune

  • Les causes

Le virus de la fièvre jaune est transmis à l’homme par la piqûre de moustique. Il infecte également des singes en forêt où persiste un cycle moustique-singe-moustique auquel l’homme peut occasionnellement s’ajouter.

  • Les symptômes

Après une incubation d’une semaine, la maladie débute typiquement avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête. Elle évoque alors une grippe, une dengue ou un paludisme. Dans les formes graves, au bout de trois jours, une rémission passagère précède l’apparition d’un syndrome hémorragique avec vomissement de sang noirâtre, d’un ictère (coloration jaune de la peau et des muqueuses) qui donne son nom à la maladie et de troubles rénaux (albuminurie). La mort survient alors dans 50 à 80% des cas, après une phase de délire, de convulsions et un coma.

  • Le traitement

Il n’existe aucun traitement spécifique contre la fièvre jaune. Hormis la prévention par vaccination, les seules armes pour combattre la maladie une fois qu’elle a été contractée sont le repos, la réhydratation et l’administration de médicaments visant à limiter la fièvre, les vomissements et la douleur.

  • Le vaccin

Le vaccin contre la fièvre jaune porte le nom commercial de « Stamaril ». Seule une injection est nécessaire et son efficacité est donnée à vie (à titre officieux notre médecin nous indique qu’à 20 ou 30 ans après l’injection, il peut être nécessaire de faire une piqure de rappel). Après l’injection, il est possible de contracter une petite fièvre dans les 10 jours suivant le vaccin. Pour notre part, aucun des 2 n’a été malade après. Le vaccin contre la fièvre jaune est obligatoire avant d’entrer dans certains pays. Tu devras le prouver en présentant ton carnet de vaccination international à l’arrivée dans le pays. Dans le cas où tu ne serais pas vacciné avant ton arrivé dans un pays exigeant de l’être, un vaccin te sera fait sur place et à tes frais. Le problème c’est que tu devras attendre les 10 jours d’incubation avant d’être autorisé à entrer sur le territoire.

  • Les zones les plus à risque

Les zones les plus touchées par la fièvre jaune sont : majoritairement le centre de l’Afrique et le nord de l’Amérique du Sud. Notre carte ci-dessous te présente les zones en question (à bien vérifier avant ton départ) :

Liste des principales zones touchées par la fièvre jaune - Cartographie © Lepoint2départ

Liste des principales zones touchées par la fièvre jaune – Cartographie © Lepoint2départ

 

Tout ce qu’il faut savoir sur l’encéphalite japonaise

  • Les causes

La maladie est transmise par un moustique très répandu. Son activité est saisonnière en zone tempérée mais permanente, avec un pic pendant la saison des pluies, en zone tropicale. En Asie, il abonde dans les rizières et les étendues naturelles d’eau où il se reproduit. Pour se nourrir, il pique surtout à la tombée du jour et en début de nuit. Il se contamine lors de son repas sanguin sur des mammifères ou oiseaux infectés. Quatorze jours après, il devient lui-même infectant.

  • Les symptômes

L’encéphalite japonaise est une maladie rurale qui touche les humains vivants à proximité des porcheries et des rizières. Le plus souvent, l’infection chez l’homme est inapparente. Quand la maladie se déclare, le début est brutal, après une incubation de 5 à 15 jours (en moyenne 7 jours). Le malade se plaint de violents maux de tête et présente des frissons et une élévation de la température à 39-40°C. Très rapidement, apparaissent des signes neurologiques réalisant un tableau d’encéphalite. L’état du malade peut s’aggraver, évoluant vers un coma fébrile et le décès vers le 10ème jour. Dans d’autres cas, les troubles neurologiques régressent entre le 10ème et le 14ème jour. La convalescence est longue. Il subsiste des séquelles psychiques et/ou intellectuelles dans un cas sur trois, qui peuvent régresser tardivement après quelques mois. Le diagnostic sera confirmé par une élévation du taux des anticorps spécifiques. Il existe une forme moins grave où la maladie est bénigne, sans signe neurologique.

  • Le traitements

Il n’existe pas de traitement antiviral spécifique pour l’encéphalite japonaise ; Le traitement ne peut être que symptomatique.

  • Le vaccin

Le vaccin contre l’encéphalite japonaise porte le nom commercial « Ixiaro ». 2 injections sont nécessaires et son efficacité est de 2 ans. La deuxième injection est prise 28 jours après la première.

  • Les zones les plus à risque

Tout le continent asiatique est touché par l’encéphalite japonaise. La zone à risque s’étend de l’Inde jusqu’au nord de l’Australie, en passant par la Chine, le Japon et tous les pays asiatiques.

Liste des principales zones touchées par l'encéphalite japonaise - Cartographie © Lepoint2départ

Liste des principales zones touchées par l’encéphalite japonaise – Cartographie © Lepoint2départ

 

Tout ce qu’il faut savoir sur la rage

  • Les causes

Le virus de la rage est présent dans la salive de l’animal (chien, animal sauvage…) en fin de maladie. La transmission survient le plus souvent après la morsure par un animal contaminé, par griffure ou encore léchage sur la peau excoriée ou sur une muqueuse.

  • Les symptômes

Il infecte le système nerveux et affecte son fonctionnement. Il ne provoque pas de lésions physiquement visibles dans le cerveau mais perturbe les neurones, notamment ceux qui régulent des fonctionnements autonomes comme l’activité cardiaque ou la respiration. Après quelques jours à quelques mois d’incubation le plus souvent, l’individu atteint développe un tableau d’encéphalite. La phase symptomatique débute souvent par une difficulté à avaler et des troubles neuropsychiatriques variés, notamment l’anxiété et l’agitation. Une fois les signes déclarés, l’évolution se fait vers le coma et la mort (souvent par arrêt respiratoire) en quelques heures à quelques jours.

  • Le traitement

Le traitement préventif de la rage suite à une exposition commence par un traitement non spécifique : nettoyage des plaies, antisepsie (une antibiothérapie et un contrôle de l’immunité antitétanique sont également recommandés suite à une morsure). La précaution post-exposition en elle-même comprend une vaccination, accompagnée d’une sérothérapie antirabique dans certains cas. Le traitement doit être effectué le plus rapidement possible après exposition, avant l’apparition des premiers symptômes qui signent une évolution inexorablement fatale. Cette prophylaxie consiste en 4 ou 5 injections de vaccin réparties sur un mois.

  • Le vaccin

La vaccination nécessite un délai d’au moins 3 semaines avant le départ en 3 injections (J0, J7, J21 ou J28) et est valable à vie. Le vaccin porte le nom de son découvreur : Pasteur.

  • Les zones les plus à risque

Les continents les plus à risques sont l’Asie et l’Afrique. L’Amérique central, l’Amérique du sud ainsi que les pays de l’est de l’Europe sont aussi touchés.

Liste des principales zones touchées par la rage - Cartographie © Lepoint2départ

Liste des principales zones touchées par la rage – Cartographie © Lepoint2départ

 

Tout ce qu’il faut savoir sur le paludisme

  • Les causes

Le paludisme est une maladie infectieuse potentiellement mortelle due à plusieurs espèces de parasites appartenant au genre Plasmodium. Le parasite est transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés.

  • Les symptômes

Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. Le paludisme débute par une fièvre 8 à 30 jours après l’infection, qui peut s’accompagner – ou non – de maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de vomissements, de diarrhées, de toux. Des cycles typiques alternant fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense, peuvent alors survenir : c’est “l’accès palustre”. La périodicité de ces cycles dépend de l’espèce de parasite en cause, et coïncide avec la multiplication des parasites et l’éclatement des globules rouges, qui conduit également à l’anémie. Dans certains cas, les globules rouges infectés peuvent obstruer les vaisseaux sanguins irriguant le cerveau : c’est le neuropaludisme, souvent mortel.

  • Les traitements

Plusieurs molécules antipaludiques qui peuvent être utilisées en prévention lors d’un voyage en zone endémique ou en thérapeutique. Les plus connues sont la chloroquine ou la quinine. D’autres, comme la méfloquine, sont utilisées dans les régions où vivent des parasites résistants à la chloroquine.

Un traitement préventif est fortement recommandé. Il est dangereux de partir en zone de transmission intense de paludisme sans prise régulière d’un traitement préventif, en particulier pour les enfants et les femmes enceintes qui ont un risque accru d’accès grave. Le traitement préventif doit être prescrit par un médecin. Il tient compte des zones visitées (risque, existence ou non de résistance), de la durée du voyage et aussi de la personne : l’âge, les antécédents pathologiques, une intolérance aux antipaludiques, une possible interaction médicamenteuse, une grossesse.

Mais les médicaments antipaludiques ne garantissent pas une protection absolue contre l’infection et il est aussi important de se protéger des piqûres de moustiques (moustiquaires, produits anti-moustiques).

Aucun moyen préventif n’assure à lui seul une protection totale et, même si un traitement adapté a été bien pris, il est possible de faire une crise de paludisme, parfois d’apparition tardive. Les premiers symptômes sont souvent peu alarmants mais le paludisme peut être mortel si son traitement est retardé. Aussi, en cas de fièvre même légère, de nausées, de maux de tête, de courbatures ou de fatigue au cours du séjour ou dans les mois qui suivent le retour, un médecin doit être consulté en urgence. La prise d’un échantillon de sang est nécessaire pour confirmer le diagnostic. Toute fièvre au retour des tropiques doit être considérée à priori comme un paludisme jusqu’à preuve du contraire.

  • Le vaccin

Il n’existe aucun vaccin à ce jour.

  • Les zones les plus à risque

Le paludisme touche une centaine de pays dans le monde, particulièrement les zones tropicales défavorisées d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine. L’Afrique est, de loin, le continent le plus touché avec 90% des cas de paludisme recensés dans ses zones tropicales.

Liste des principales zones touchées par le paludisme - Cartographie © Lepoint2départ

Liste des principales zones touchées par le paludisme – Cartographie © Lepoint2départ

 

Tout ce qu’il faut savoir sur la dengue

  • Les causes

La dengue est due à un arbovirus (virus transmis par les insectes), appartenant à la famille des Flaviviridae, comme le virus de la fièvre jaune. Il est transmis à l’homme par les moustiques du genre Aedes lors d’un repas sanguin.

  • Les symptômes

La dengue « classique » se manifeste brutalement après 2 à 7 jours d’incubation par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole. Au bout de 3 à 4 jours, une brève rémission est observée, puis les symptômes s’intensifient – des hémorragies conjonctivales, des saignements de nez ou des ecchymoses pouvant survenir – avant de régresser rapidement au bout d’une semaine. La guérison s’accompagne d’une convalescence d’une quinzaine de jours. La dengue classique, bien que fort invalidante, n’est pas considérée comme une maladie sévère comme l’est la dengue hémorragique.

  • Les traitements

Il n’existe aujourd’hui ni traitement spécifique ni vaccin commercialisé pour combattre cette maladie. Les seuls moyens de lutte existants sont le contrôle des moustiques vecteurs dans les zones concernées et la protection individuelle contre les piqûres de moustiques.

  • Les zones les plus à risque

 Les zones les plus touchées sont l’Amérique Centrale, l’Amérique du sud, certains pays d’Afrique ainsi que toute l’Asie jusqu’au nord de l’Australie

Liste des principales zones touchées par la dengue - Cartographie © Lepoint2départ

Liste des principales zones touchées par la dengue – Cartographie © Lepoint2départ

 

Tout ce qu’il faut savoir sur la typhoïde

  • Les causes

La fièvre typhoïde est une infection potentiellement mortelle due à la bactérie Salmonella typhi. Elle se propage en général par l’eau ou les aliments contaminés. Une fois la bactérie ingérée, elle se multiplie et passe dans la circulation sanguine. L’urbanisation et les changements climatiques risquent potentiellement d’accroître la charge mondiale de morbidité due à la typhoïde. De plus, l’augmentation de la résistance aux antibiotiques facilite la propagation de la typhoïde au sein des villes surpeuplées ou lorsque les systèmes d’adduction d’eau et d’assainissement sont insuffisants ou inondés.

  • Les symptômes

La Salmonella typhi ne vit que chez l’être humain. Les personnes atteintes sont porteuses de la bactérie dans leur circulation sanguine et dans le tube digestif. Les symptômes sont les suivants : fièvre prolongée, fatigue, céphalées, nausées, douleurs abdominales, constipation ou diarrhée. Certains patients peuvent présenter une éruption cutanée. Dans les cas sévères, elle peut entraîner des complications sérieuses, voire la mort. On peut confirmer la fièvre typhoïde par des tests sanguins.

  • Le traitement

On peut traiter la fièvre typhoïde au moyen d’antibiotiques. Avec l’émergence de la résistance à ces médicaments, y compris aux fluoroquinolones, de nouveaux antibiotiques, comme les céphalosporines et l’azithromycine, sont utilisés dans les régions touchées. Il y a eu des notifications sporadiques de résistance à l’azithromycine, mais celle-ci n’est pas encore courante. Même après la disparition des symptômes, on peut rester porteur de la bactérie, ce qui signifie que les sujets concernés peuvent encore la propager par les selles. Lorsqu’on est traité pour une fièvre typhoïde, il est important d’appliquer les mesures suivantes :

  1. prendre les antibiotiques prescrits pendant toute la durée demandée par le médecin;
  2. se laver les mains à l’eau et au savon après avoir été aux toilettes et ne pas préparer ou servir de la nourriture à d’autres personnes. On diminue ainsi le risque de transmettre l’infection à autrui;
  3. demander au médecin de procéder à un test pour s’assurer qu’aucune bactérie Salmonella typhi ne reste dans l’organisme.
  • Le vaccin

Le vaccin contre la typhoïde s’appelle Typherix / Typhim. 1 seule injection est nécessaire. L’immunité contre la fièvre typhoïde apparaît quinze jours environ après l’injection du vaccin. L’efficacité protectrice du vaccin est de l’ordre de 70% et dure au moins trois ans. Quelques recommandations pratiques :

  1. veiller à ce que la nourriture soit suffisamment cuite et encore chaude quand elle est servie;
  2. éviter le lait cru et les produits qui en dérivent. Ne boire que du lait pasteurisé ou bouilli;
  3. éviter la glace sauf si elle est préparée à partir d’une eau saine;
  4. en cas de doute sur la sécurité sanitaire de l’eau, la faire bouillir ou, si ce n’est pas possible, la désinfecter avec un agent désinfectant fiable à libération lente (qu’on trouve en général dans les pharmacies);
  5. se laver soigneusement et fréquemment les mains avec du savon, en particulier après avoir touché des animaux de compagnie ou de ferme ou après avoir été aux toilettes;
  6. laver soigneusement les fruits et les légumes, en particulier s’ils sont consommés crus. Si possible, ils doivent être pelés.

 

Ce qui est important de retirer de notre article

Cet article a pour but de t’expliquer dans le détail comment nous nous sommes fait vacciner avant notre départ en tour du monde et de décrire les causes, les symptômes, les traitements ainsi que les zones touchées à l’instant T où nous avons terminé l’écriture de l’article et surtout avec toutes les informations que nous avons eu grâce à notre médecin. Ces maladies évoluent très vite, les zones de contamination aussi. Nous ne sommes pas médecins, il est donc très important que les informations que nous te donnons actuellement soient vérifiées auprès de sites spécialisés comme celui de l’Institut Pasteur, Fit for Travel ou encore celui de l’Organisation mondiale de la Santé. Notre médecin nous a bien confirmé que l’évolution était constante et qu’il était donc indispensable de se tenir bien à jour au niveau des informations de santé. Nous avons fait énormément de recherches pour que cet article soit le plus précis possible, mais nous sommes conscients que l’évolution peut être rapide alors ne jouons pas avec notre santé et vérifions avec des spécialistes.

 

Le budget détaillé de notre parcours de vaccination

Date Nom du vaccin Julien Nicolas Total
24/04/19 Première consultation
Hépatite A : Avaxim 160 – Vaqta 50
23 €
23 €
19,35 €
46 €
19,35 €
19/06/19 Encéphalite Japonaise : Ixiaro
Rage : Rabique Pasteur
69,81 €
30,70 €
69,81 €
30,70 €
139,62 €
61,40 €
26/06/19 Fièvre Jaune : Stamaril
Rage : Rabique Pasteur
44,27 €
30,70 €
44,27 €
30,70 €
88,54 €
61,40 €
17/07/19 Encéphalite Japonaise : Ixiaro
Rage : Rabique Pasteur
69,81 €
30,70 €
69,81 €
30,70 €
139,62 €
61,40 €
06/11/19 Typhoïde : Typherix / Typhim
Hépatite A : Avaxim 160 – Vaqta 50
25,99 €
25,99 €
19,35 €
51,98 €
19,35 €
TOTAL 324,98 € 363,68 € 688,66 €

 

Liste des principaux vaccins et leurs tarifs
(prix au 01/06/19)

Vaccins remboursés par la Sécurité Sociale
dT Polio : Revaxis 7,56 €
Hépatite B : Engerix B 7,07 €
dTCoq Polio : Boostrix Tetra 15,89 €
ROR : Priorix 7,54 €
Méningo C conjugué : Neisvac 14,07 €
Polio seul : Imovax 12,51 €
Pneumovax 16,80 €
Prevenar 47,70 €
Vaccins non remboursés par la Sécurité Sociale
Hépatite A : Avaxim 160 – Vaqta 50 19,35 €
Méningo ACW135Y Nimenrix 31,60 €
Fièvre Jaune : Stamaril 44,27 €
Typhoïde : Typherix / Typhim 25,99 €
Rage : Rabique Pasteur 30,70 €
Encéphalite Japonaise : Ixiaro 69,81 €
Encéphalite à Tiques : Ticovac 23,43 €
Grippe : Vaxigrip 3,80 €

Tu devrais aussi lire

Laisse un commentaire

 

Lepoint2départ utilise des cookies pour vous garantir la plus jolie des expériences sur le site. Si vous souhaitez continuer à naviguer sur ce blog, vous acceptez l'utilisation des cookies. Accepter En savoir plus