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temps de lecture : 14 mn

CHAPITRE 15

Le Havre à Étretat

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6 août 2012

LE HAVRE

ÉTRETAT

Après une bonne nuit de sommeil, je suis en grande forme pour découvrir Le Havre. Mon amie me met au diapason de suite et me prévient : « Le Havre est moche ! ». Au moins je suis prévenu ! Et c’est vrai que je découvre une ville grise, toute bétonnée, avec des bâtiments carrés sans fantaisie architecturale. C’est vraiment cette dominante de gris qui me choque le plus. Il faut se rappeler que Le Havre a été pratiquement entièrement détruit durant la Seconde Guerre Mondiale et fait donc office de référence en matière de ville reconstruire en Europe. Mais une reconstruction de la cité marquée par le béton et des constructions préfabriquées. L’ensemble n’est pas joyeux et la visite de la ville démarre avec un peu de déception. Le Havre est profondément marqué par sa tradition ouvrière et maritime. C’est d’ailleurs le deuxième port de France derrière Marseille, et le premier port pour l’échange de marchandises en conteneurs. Nous débutons le tour de ville par son Hôtel de ville, donnant le ton et signé de l’architecte Auguste Perret à qui l’on doit la reconstruction du centre-ville. D’ailleurs, pour la petite info, le centre-ville du Havre est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et fait partie des rares sites contemporains inscrits en Europe… comme quoi mocheté et singularité peuvent donner lieu à des surprises ! Nous arrivons maintenant au pied de l’Église Saint-Joseph, incontournable dans le paysage havrais. Entièrement en béton, l’édifice impressionne par son architecture singulière et l’absence totale de piliers de soutien à l’intérieur de l’église. La force mécanique du béton donne à ce bâtiment des allures de bâtiment moulé et tranche inévitablement avec toutes les églises romanes ou gothiques que j’ai pu visiter jusque-là. L’autel central est coiffé d’une tour-lanterne qui brille de mille feux, grâce à la lumière du jour qui passe et révèle les superbes couleurs des vitraux aux formes géométriques. Aucune peinture n’orne ce bâtiment sobre, plutôt froid, à l’apparence austère, qui mise sur le minimaliste de sa structure et de son mobilier. Une église vraiment à part qu’on ne peut voir nul part ailleurs, c’est certain ! Nous passons à présent devant la Cathédrale Notre-Dame du Havre, qui est l’un des rares édifices religieux à ne pas être tombé du temps de la Seconde Guerre Mondiale. Mais c’est surtout devant Le Volcan, une scène contemporaine accueillant des spectacles en tout genre, que nous nous attardons. Cette oeuvre est signée de l’architecte brésilien Oscar Niemeyer. Sa forme rappelle inévitablement celle d’un volcan qui aurait poussé en plein cœur du centre-ville. Une espèce de voile de béton peint en blanc, avec des courbes libres, forment un ensemble poétique et moderne. Pour une scène qui se veut contemporaine, l’architecte a tapé dans le mille et la salle dénote forcément dans le paysage par sa singularité et sa mysticité. Il est l’heure de nous diriger vers les quais du port du Havre et de longer le boulevard François 1er. De gros ferrys sont à quai tandis que les conteneurs défilent tel un ballet sur les gros chalutiers dédiés au transport des marchandises. Nous passons sans le visiter devant le MuMa Musée d’art moderne André Malraux faisant face à la mer, avant d’arriver sur la Plage du Havre. Un immense skatepark outdoor ouvre la marche. La plage est une immense plage de galets, avec la ville bétonnée en arrière-plan. Ce n’est assurément pas la plus belle plage du coin. L’eau est fraîche et le cadre ne me donne pas spécialement envie de piquer une tête. Après cette matinée à visiter le centre-ville du Havre, l’heure est venue pour nous de nous attabler. Nous profitons du cadre pour manger un plat de moules/frites à la normande pour faire honneur à la région. Il est déjà l’heure de remercier mon amie Cécile pour la découverte de sa ville et de reprendre ma route, j’ai encore plein de choses prévues au programme de cette journée.

Le monuments aux morts en plein coeur du centre-ville

Le monuments aux morts en plein coeur du centre-ville

Le marché aux poissons du Havre

Le marché aux poissons du Havre

Une ancre marine rappelant l'importance du port du Havre

Une ancre marine rappelant l’importance du port du Havre

Entrée du port du Havre

Entrée du port du Havre

Le port de plaisance du Havre

Le port de plaisance du Havre

Vue sur l'Église Saint-Joseph du Havre

Vue sur l’Église Saint-Joseph du Havre

Au pied de l'Église Saint-Joseph du Havre

Au pied de l’Église Saint-Joseph du Havre

Intérieur de l'Église Saint-Joseph du Havre

Intérieur de l’Église Saint-Joseph du Havre

Une architecture plutôt étonnante n'est-ce pas ?

Une architecture plutôt étonnante n’est-ce pas ?

Balade sur la plage du Havre

Balade sur la plage du Havre

Les cabanes de plage sur la plage du Havre

Les cabanes de plage sur la plage du Havre

L'hôtel de ville du Havre, à l'image la ville... bétonné !

L’hôtel de ville du Havre, à l’image la ville… bétonné !

Une ville grise qu'on aime ou qu'on déteste !

Une ville grise qu’on aime ou qu’on déteste !

Retour donc à Honfleur que je n’avais pas pu visiter la veille en raison de la météo. Aujourd’hui, ce n’est hélas guère mieux mais je me contenterai des gouttes pour faire un tour de ville quand même. Quitte à être dans le coin, cela aurait été dommage de passer à côté. Immédiatement, je suis sous le charme de cette petite ville côtière et de son Vieux Bassin bordé par les restaurants. Tandis que des bateaux de toutes les couleurs sont à quai dans ce petit port, les bâtiments en pierre le long du quai Saint-Étienne me rappellent le style hollandais d’Amsterdam. Un cadre magnifique que quelques peintres courageux tentent d’immortaliser malgré les gouttes. Je m’enfonce à présent dans les petites ruelles pavées d’Honfleur et tente d’avancer malgré la foule abondante ce jour-là. J’arrive à l’Église Sainte-Catherine, essentiellement en bois et immanquable de ce fait. L’intérieur de l’église ressemble à une coque de bateau renversée. L’atmosphère est chaude et chaleureuse, grâce à ce bois omniprésent qui vient réchauffer l’édifice. A l’extérieur, je découvre le Clocher Sainte-Catherine, séparé de l’édifice principal, sûrement par sécurité en raison de l’omniprésence de bois et du risque d’incendie. Je regagne le Vieux Bassin en passant par La Lieutenance, le dernier vestige des fortifications de Honfleur, et le quai de la Quarantaine. J’arrive maintenant sur le rive droite de la ville, où sont abrités le Musée de la Marine et le Musée d’Ethnographie, mais surtout les anciens Greniers à sel de la ville. Une plaque indique leur naissance en 1670 et le fait qu’ils pouvaient contenir jusqu’à 10.000.000 kg de sel, jadis destinés à la pêche à la morue. Les deux greniers sont aujourd’hui utilisés comme salle communale par la ville. Après ce tour de ville, il est temps pour moi de reprendre la route, tu commences à avoir l’habitude.

Arrivée dans la magnifique ville d'Honfleur

Arrivée dans la magnifique ville d’Honfleur

Un port au charme fou

Un port au charme fou

Des façades au style marqué qui fait penser à Amsterdam

Des façades au style marqué qui fait penser à Amsterdam

Le charmant centre-ville d'Honfleur

Le charmant centre-ville d’Honfleur

Un port de plaisance en plein coeur de la ville

Un port de plaisance en plein coeur de la ville

Une voiture qui s'inscrit parfaitement dans le décor

Une voiture qui s’inscrit parfaitement dans le décor

On ne se lasse pas du décor magique du port d'Honfleur

On ne se lasse pas du décor magique du port d’Honfleur

Le port d'Honfleur sous toutes les coutures

Le port d’Honfleur sous toutes les coutures

Direction les anciens greniers à sel

Direction les anciens greniers à sel

Des bâtiments qui font penser à un décor de cinéma

Des bâtiments qui font penser à un décor de cinéma

Retour sur le Pont de Normandie pour me rendre cette fois directement aux Falaises d’Etretat. J’ai entendu parler de ce village de pêcheurs qui attire depuis longtemps les curieux. Ce sont d’abord les peintres puis les écrivains qui ont vanté la beauté du village. Il faut bien avouer que ses immenses falaises de craie blanche offrent un panorama absolument exceptionnel ! Depuis une large corniche, je peux progresser sans trop de mal sur les sentiers pédestres et me rendre compte de l’immensité de la nature. D’immenses falaises cohabitent avec la mer de La Manche en contrebas et d’immenses plages de galets formées par l’érosion des falaises. À gauche de la plage de galets, je découvre la falaise d’Aval avec son arche monumentale, formant une porte communément appelée « la porte d’Aval ». A ses côtés, L’Aiguille, haute de 71 m, se dresse isolée dans les flots. Les vagues viennent la lécher tandis qu’elle semble imperturbable et fière. Le sentiment est vertigineux. Je reste sans voix face à la beauté de la nature. En cet instant précis, je me rêverai en petit oiseau à pouvoir m’élancer dans un tel paysage et flotter dans le vent. Bien sûr, il ne faut pas s’approcher trop près du bord, sous peine de faire une chute mortelle ! Je me rends compte encore une fois à quel point notre belle France est incroyable, avec sa diversité de paysages à couper le souffler, qu’on va souvent chercher à l’autre bout du monde, alors qu’on a les mêmes à nos portes. La Côte d’Albâtre tient en tous cas toutes ses promesses et m’en met plein les yeux ! Après une telle journée, inutile de te dire que je m’endors sans aucun mal sur mes deux oreilles, des images plein la tête et l’esprit apaisé.

Fin de journée et découverte des Falaises d’Etretat

Fin de journée et découverte des Falaises d’Etretat

La célèbre falaise d'Aval

La célèbre falaise d’Aval

Vue sur Etretat depuis les hautes falaises

Vue sur Etretat depuis les hautes falaises

D'immenses falaises de calcaire

D’immenses falaises de calcaire

Un fascinant panorama sauvage et authentique

Un fascinant panorama sauvage et authentique

Les sentiers serpentent le long des crêtes

Les sentiers serpentent le long des crêtes

Pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour voir de telles merveilles !

Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour voir de telles merveilles !

On se sent tout petit à côté de ces immenses falaises

On se sent tout petit à côté de ces immenses falaises

 


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