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temps de lecture : 13 mn

CHAPITRE 4

De Porto-Vecchio à Corte

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24 mai 2017

PORTO-VECCHIO

CORTE

Ce matin, nous reprenons notre route pour nous enfoncer petit à petit plus dans les terres. Nous quittons temporairement les paysages côtiers pour découvrir les paysages plus montagneux corses. La route se fait néanmoins le long de la côte Est, avant d’arriver à notre point de chute de cette matinée : les Cascades de Purcaraccia, qui forment une limite naturelle entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse. En tout une soixantaine de kilomètres et une bonne heure de voiture pour les rejoindre. Les cascades sont un lieu privilégié des adeptes du canyonisme et des randonnées. Différents sentiers partent dans une sorte de canyon. Rapidement, nous comprenons qu’il nous faut remonter par le lit de la rivière, de rocher en rocher, pour progresser. Heureusement que nous avons mis nos baskets car les rochers sont glissants et que la progression est parfois délicate. Très fréquentées en saison, nous avons encore ici le privilège de profiter du cadre sans aucun touriste à l’horizon. Après une bonne heure de marche dans un canyon de roches, nous arrivons à de gros points d’eaux, où se forment naturellement de jolis toboggans de pierre et des petites cascades. Les premiers paliers sont plus ou moins facile d’accès mais après cela monte d’un cran et il ne faudrait pas s’aventurer avec des enfants. L’eau est hyper fraîche mais tellement cristalline. Je ne résiste pas au plaisir de me baigner dans un immense trou d’eau, massé par une cascade qui coule dans mon dos. Tandis que Thierry se contente d’immerger ses pieds et de me regarder barboter comme un enfant. Le cadre est franchement agréable. La nature luxuriante est dominante. L’eau serpente entre les roches et forme des espèces d’oasis naturels. L’eau y est vert émeraude par endroits, et limpide à souhait à d’autres. Les oiseaux forment un ballet au-dessus de nos têtes tandis que les rayons du soleil inondent les lieux. Se contenter de plaisir simple est plus que jamais d’actualité et la Corse offre cette quiétude qu’on aime tant retrouver. C’était sans se douter de la galère qui allait nous arriver en redescendant des gorges… Alors que nous progressions parfaitement de rocher en rocher et que nous étions quasiment arrivés au bout du parcours, voilà que Thierry enjambe l’un des derniers rochers et que la poche de son pantalon laisse échapper la clef de notre voiture de location ! En une fraction de seconde, je vois la clef glisser le long du gros rocher et disparaître dans la rivière. Immédiatement, je comprends que nous sommes dans une belle galère ! Je plonge ma main dans les eaux, l’enfonce à travers les rochers, essaye d’imaginer la trajectoire de la clef que j’ai pourtant vu tomber, mais rien n’y fait : la clef demeure introuvable ! Comment faire ? Qui appeler ? Comment surtout, puisque nous sommes dans les montagnes et que nous n’avons aucun réseau ! A cet instant-là nous n’en menons pas large. J’avoue que je perds même un peu patience tandis que Thierry fait grise mine. Je réessaye encore et encore de plonger ma main dans l’eau, de bouger les rochers pour espérer retrouver la clef mais rien n’y fait ! Les minutes défilent et notre patience s’envole avec. Appeler l’assurance et se faire remorquer signifieraient sûrement perdre une bonne journée de vacances ! Tandis que les minutes défilent, je multiplie les tentatives. Je prie aussi intérieurement. Et là, dans une énième tentative, je soulève à nouveau quelques rochers, quand soudain ma main semble toucher un bout de plastique. Je m’enfonce encore plus sous le rocher et extirpe enfin cette clef de malheur. On se saute dans les bras avec Thierry et on croirait presque qu’un miracle vient de se produire. Quelle chance, mais quelle chance ! Depuis de longues minutes déjà je bougeais les rochers, en vain. La clef aurait pu glisser plus bas dans la rivière, s’enfoncer toujours plus profondément sous les rochers, et pourtant elle était là, coincée sous un rocher accessible, attendant sagement qu’on vienne la délivrer. Comme quoi patience et surtout persévérance finissent toujours par payer ! Bien que la clef fut immergée de longues minutes sous l’eau, le système électronique fonctionne toujours et nous parvenons à rouvrir la voiture et à reprendre la route. Inutile de te dire que nous ne nous éternisons pas sur les lieux et que nous tentons de vite chasser cette mésaventure. Tout est bien qui finit bien et c’est bien là l’essentiel !

Route à travers le maquis pour rejoindre les Cascades de Purcaraccia

Route à travers le maquis pour rejoindre les Cascades de Purcaraccia

Une randonnée à travers le lit de la rivière

Une randonnée à travers le lit de la rivière

Des paysages incroyables de nature sauvage

Des paysages incroyables de nature sauvage

Un canyon sans fin où de bonnes chaussures sont requises !

Un canyon sans fin où de bonnes chaussures sont requises !

Une eau fraîche des montagnes cristalline à souhait

Une eau fraîche des montagnes cristalline à souhait

Alors, tu plonges ?

Alors, tu plonges ?

Une balade magnifique en plein coeur des montagnes

Une balade magnifique en plein coeur des montagnes

Nous faisons à présent route vers le village de Corte, connu comme étant le village le plus typique de Corse. Un village qui apparemment aurait gardé toute son âme au fil des années et c’est ce que nous nous apprêtons à vérifier. 96 kilomètres sont au programme en ce début d’après-midi (2 bonnes heures de voiture) pour rejoindre Corte, en raison de routes escarpées en montage et à fort dénivelé. Le paysage change à mesure que nous avançons. Et cette fois, c’est le caractère vierge et sauvage de l’île qui s’offre à nous. Une nature faite de maquis sur des kilomètres et des pins parasols à perte de vue. Située à l’intérieur des terres, Corte a une position stratégique et fait figure de capitale historique et culturelle de l’île. Il est situé au pied du massif du Monte Rotondo, le deuxième plus haut massif de l’île, et s’étend entre 400 et 500 mètres d’altitude. À notre arrivée, Corte semble comme perché sur sa colline, tandis que la vieille-ville et le centre historique sont entassés autour de la Citadelle – surnommée localement « Nid d’aigle » -. Il s’agit d’ailleurs du principal point d’intérêt de Corte. L’ascension à pied est très agréable et tu auras différents points de vue sur le panorama environnant. Au sommet de la colline, nous tombons nez-à-nez avec le château installé sur un promontoire rocheux. Des petits cafés/restaurants envahissent les promontoires rocheux en contrebas, offrant de fait de très jolis points de vue sur la Citadelle. Pour information, la citadelle abrite aussi le Musée régional d’Anthropologie de la Corse, mais nous ne sommes pas motivés pour le visiter. Dernier tour d’horizon par le Belvédère de Corte offrant un point de vue immanquable sur sa citadelle. Nous préférons en effet nous concentrer sur les extérieurs et l’esprit de village de Corte, qui n’en est plus tout à fait un tant la démographie a explosé ces dernières années. Les enseignes récentes du Cours Paoli, la principale rue commerçante, témoignent de ce bond en avant que le village devenu ville a subi ces dernières années. Du coup, le charme de Corte est contenu dans sa citadelle et son centre historique. A part cela, nous ne trouvons pas plus d’intérêt touristique à la ville. En redescendant de la ville haute, nous remarquons la très belle et atypique épicerie ancienne Ghionga, au 9 rue du Vieux Marché, une véritable institution pour tous les amateurs de charcuteries, terrines, fromages, liqueurs et confitures corses. Nous nous arrêtons ensuite sur la magnifique Place Gaffory, bordée de restaurants corses. L’ambiance y est conviviale et chaleureuse, un cadre parfait pour prendre l’apéritif. Il est 18h et nous ne résistons pas au plaisir de prendre deux verres de rouge corses, accompagnés d’une planche mixte de charcuterie et de fromage. C’est une excellente idée et nous savourons chaque goutte de notre breuvage dans ce cadre préservé. Les minutes défilent et on se sent de mieux en mieux en Corse ! Loin de leur étiquette, les corses sont ici très accueillants et savent valoriser les produits de leur île. Nous repartons le ventre plein et un petit coup dans le nez – même si nous avons bu avec modération – pour rejoindre le logement que nous avions réservé à Corte même. Un appartement entier, très charmant, creusé à même la roche. La nuit est paisible et aucun bruit ne vient perturber notre sommeil plus que réparateur après une telle journée et la galère de la matinée !

Le village de Corte, la capitale historique Corse

Le village de Corte, la capitale historique Corse

Vue magnifique sur la Citadelle de Corte

Vue magnifique sur la Citadelle de Corte

Les charmantes maisons en pierre de Corte

Les charmantes maisons en pierre de Corte

Balade dans les petites ruelles du village

Balade dans les petites ruelles du village

L'Eglise de Corte avec sa façade maculée de blanc

L’Eglise de Corte avec sa façade maculée de blanc

Ascension vers la ville haute de Corte

Ascension vers la ville haute de Corte

Les Corses se retrouvent pour discuter en terrasse

Les Corses se retrouvent pour discuter en terrasse

De petits escaliers de pierre au charme fou !

De petits escaliers de pierre au charme fou !

La Place Gaffory et ses boutiques typiques

La Place Gaffory et ses boutiques typiques

Quand les corses se prennent au jeu des photos !

Quand les corses se prennent au jeu des photos !

Un village qui a su garder son âme d'antan

Un village qui a su garder son âme d’antan

L'épicerie ancienne Ghionga et sa façade immanquable

L’épicerie ancienne Ghionga et sa façade immanquable

Dernier effort de la journée !

Dernier effort de la journée !

Vue depuis la Citadelle de Corte sur les hauteurs

Vue depuis la Citadelle de Corte sur les hauteurs

En repartant, nous croisons de jolis moutons !

En repartant, nous croisons de jolis moutons !

Où dormir ?Appartement Corte réservé via Airbnb, 74,86 € la nuit.

KILOMÈTRES PARCOURUS — 153 kilomètres.

TEMPS DE PARCOURS — 3h11.

 


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