Newsletter
    Et si tu recevais une dose de voyage & de conseils directement par e-mail ?
temps de lecture : 12 mn

Chapitre 18

Sigiriya

0 Entrée sur le site du “Lion Rock”

30 janvier 2020

SIGIRIYA

5h30, une nouvelle journée sportive s’annonce. Nous partons plus que motivés pour faire l’ascension du fameux « Lion Rock », culminant à 363 mètres. L’accès au site se fait via un parc protégé et d’immenses jardins. Nous longeons un canal. Des panneaux « Beware of crocodiles » sont placardés sur les pelouses. Autant ne pas y mettre le pied ou tenter une baignade ! En même temps, vue la couleur de l’eau, nous n’y serions pas allés. De gros nids non identifiés jonchent aussi les allées. Quelques varans nous devancent. Nous sommes assurément dans des jardins plutôt sauvages, où la faune locale règne en maîtresse. Nous marchons bien deux kilomètres avant d’arriver au niveau de la billetterie. Et là mauvaise surprise… le prix ! Alors que nous n’avons pris que 10000 Rs sur nous, l’équivalent de 50 €, et que nous pensions avoir largement assez, voilà qu’on nous demande 10920 Rs, soit 55 € pour deux entrées. La douche froide ! C’est hyper cher ! On n’a pas non plus nos cartes bancaires sur nous ! On nous indique le distributeur ATM le plus proche, mais cela nous fait de belles jambes vues que nous n’avons du coup pas de moyen de retirer de l’espèce. Nous avons deux choix qui se présentent alors à nous : soit retourner à la chambre pour chercher plus d’espèces ; soit faire l’ascension du mont « Pidurangala » situé à côté et culminant lui à 340 mètres. C’est cette deuxième option que nous retenons. Le mont jumeau se trouve quelques mètres plus loin. Le prix est éloquent : 500 Rs, soit 2,50 €, 10 fois moins cher que le « Lion Rock » classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ! Nous n’hésitons pas et prenons 2 tickets pour faire son ascension. Il n’y a pas foule, nous débutons la randonnée. Elle se passe en deux phases : une première plutôt simple via des escaliers. Pratiquement 500 marches à monter. Avant d’arriver à une seconde partie plus compliquée et plutôt dangereuse. Il nous faut en effet escalader directement de gros rochers, dont certaines parois sont lisses et glissantes. Nous prenons notre temps. Nous sécurisons méticuleusement chaque prise. Une pierre après l’autre… Au bout de 15 minutes, nous arrivons enfin en haut, sur un plateau à l’aspect lunaire. Quelques singes sauvages viennent à la rencontre des rares touristes déjà sur le site. Tout autour un panorama incroyable et impressionnant s’offre à nous. De la verdure à perte de vue, et surtout une vue imprenable sur le « Lion Rock ». Le mont a une forme singulière de champignon. La vue est vraiment superbe et pour le prix nous avons eu raison de faire cette ascension non prévue initialement dans notre programme. Nous immortalisons l’instant, malgré un soleil déjà très lumineux. Le panorama à 180• sur le « Lion Rock » offre une vue totalement dégagée sur un parc naturel. Il s’étend à perte de vue. On entend les paons crier « Léon » aux quatre coins de celui-ci. Le silence règne en maître. Le plateau est désertique. La roche couleur anthracite. Nous nous asseyons et prenons le temps de contempler. Simple mais ressourçant. De longues minutes s’écoulent, si bien que nous aurions pu y passer la journée. Puis vient le temps de la descente. Rapide, plus simple que la montée, indéniablement ! Nous repartons heureux d’avoir vécu l’expérience, avec des clichés magnifiques en prime du site de Sigiriya. Retour à la chambre pour reposer nos jambes, avec l’idée de faire l’ascension du « Lion Rock » en fin de journée au moment du coucher de soleil. Nicolas tombe de fatigue et fait une petite sieste. Julien regarde ses séries. L’après-midi est propice à la détente. Dehors, il fait une chaleur torride. Nous restons au frais en attendant la fin de l’après-midi et la baisse des températures, avant de repartir pour une deuxième randonnée. Si avec tous ces efforts on ne sculpte pas nos corps, ça sera à ne rien y comprendre ! 16h, il est grand temps de repartir pour la deuxième ascension du jour. Les températures restent élevées mais si nous voulons arriver au sommet du « Lion Rock » pour le coucher de soleil c’est maintenant ou jamais ! Passage obligé en caisse, ça fait mal au c** ! Même les sri lankais que nous interrogeons acquiescent et ne comprennent pas ce prix exorbitant fixé par leur gouvernement (à noter que certains retours de voyageurs sur Instagram confirment qu’il y a 4 ans l’accès au site était gratuit…). Bref. Plus de temps à perdre pour démarrer la randonnée ! La première partie est un long chemin plat faisant front au « Lion Rock ». Le rocher imposant s’offre à nous, imposant, robuste, singulier. Une série d’escaliers nous mènent à un double escalier métallique en colimaçon. Nous voilà tournoyants dans un escalier arrivant sur une passerelle. Nous longeons d’immenses parois de roche sur lesquelles sont peintes 18 peintures rupestres de femmes cingalaises, seins nus et tenues traditionnelles, vestiges uniques de l’époque Ceylan médiévale. Les peintures sont pour la plupart parfaitement conservées. Interdiction d’y faire de photos. Nous reprenons l’escalier en colimaçon dans l’autre sens. Nous longeons cette fois un immense mur jaunâtre, où des inscriptions modernes y figurent. Ce sont les vestiges du tourisme avec des passants tentés d’y graver leur nom… C’est aussi la partie de l’ascension où nous restons au maximum silencieux. Un immense essaim de frelons surplombe nos têtes, reconnaissable par sa couleur noire goudron. Des panneaux somment de garder le silence. Des cages grillagées sont installées un peu plus loin, pour protéger touristes et guides en cas d’attaque massive des frelons… Rassurant n’est-ce pas ? Selon la légende locale, les frelons sont les gardiens de Sigiriya. Le gouvernement a tenté à deux reprises de tuer les frelons et de détruire les nids à coup de pesticides. Ceux-ci se sont reconstitués encore plus gros l’année suivante. Depuis, ils sont laissés en tranquillité. Si les frelons attaquent, la légende stipule que tu dois comprendre que n’es pas le bienvenu sur le site. Aucun frelon à déplorer lors de notre randonnée, du coup nous en déduisons que nous sommes autorisés à aller jusqu’au sommet. Nous arrivons maintenant à la partie la plus emblématique : « Lion’s Paw ». Les vestiges d’une immense statue de lion, dont il ne reste aujourd’hui que les deux grosses pattes entourant un escalier central. Massives et toutes griffes dehors, les sculptures en imposent. Nous traversons les pattes par l’escalier central jusqu’à arriver à une corniche en métal qui longe la falaise. Il ne faut pas avoir le vertige. Les petites marches suivent le flanc de la falaise et nous conduisent à son sommet. Une fois en haut, nous découvrons les vestiges d’une forteresse jadis bâtie ici. Des jardins suspendus en terrasse, une piscine parfaitement conservée et en eau, les ruines des anciens murs, les systèmes d’irrigation de l’époque, et surtout un panorama à 360• unique. A l’est, nous avons une vue sur le mont Pidurangala que nous avions gravi ce matin. A l’ouest, nous avons une vue à perte de vue sur la jungle environnante. Le soleil est en train de se coucher, la scénographie qui se joue sous nos yeux est d’une poésie sans nom. Les singes sauvages sont les nouveaux habitants de la cité perdue. Ils tentent quelques approches malicieuses mais reste plutôt à l’écart des touristes. Nous passons de terrasse en terrasse pour y admirer toutes les perspectives. On imagine le labeur de l’époque pour construire une telle forteresse à plus de 300 mètres de hauteur, sur ce rocher, et y faire monter de l’eau par un système ingénieux pour l’époque de canalisation souterraine. Nous attendons que le soleil se couche. Nous sommes émerveillés. La descente s’effectue dans la pénombre. Nous reprenons les escaliers qui serpentent le long de la falaise. Le vertige est plus important qu’à la montée car nous avons une vue directe sur le vide. C’est pourtant sublime ! Nous faisons face à la jungle et sommes quasiment dans le vide, soutenus par un simple escalier en métal accroché dans la paroi. Il fait déjà quasiment nuit quand nous passons la porte au lion. Nous pressons le pas. Aucune lumière ne vient éclairer le chemin. En quelques minutes, nous regagnons l’allée centrale au pied du « Lion Rock » et savourons l’expérience que nous venons de vivre. Ça valait le coup ! Même si le prix nous reste en travers de la gorge. Il est à présent l’heure de reprendre des forces après cette journée sportive. Le site de Sigiriya est immense et énergivore. Nous faisons un arrêt dans un petit restaurant familial, avant de regagner notre chambre pour une bonne nuit de sommeil bien méritée.

BUDJET DÉPENSÉ — 84,99 € sur un budget prévu de 60 €.

Découverte du “Lion Rock”

Découverte du “Lion Rock”

Vue du “Lion Rock” en haut du mont “Pidurangala”

Vue du “Lion Rock” en haut du mont “Pidurangala”

Julien émerveillé devant la beauté de la nature

Julien émerveillé devant la beauté de la nature

La sensation de marcher sur la lune

La sensation de marcher sur la lune

Entrée sur le site du “Lion Rock”

Entrée sur le site du “Lion Rock”

Impossible de ne pas prendre la pose devant cette nature incroyable

Impossible de ne pas prendre la pose devant cette nature incroyable

Les vestiges d’une immense statue de lion

Les vestiges d’une immense statue de lion

Les escaliers métalliques du rocher

Les escaliers métalliques du rocher

Vue sur le sommet du mont “Pidurangala”

Vue sur le sommet du mont “Pidurangala”

L’incroyable vue sur les vestiges et l’immense plaine

L’incroyable vue sur les vestiges et l’immense plaine

Vestiges des jardins et fontaines

Vestiges des jardins et fontaines

Coucher de soleil sur Sigirîya

Coucher de soleil sur Sigirîya

Les magnifiques couleurs sur l’immense plaine

Les magnifiques couleurs sur l’immense plaine

Vestiges du palais de Kassapa, le fils aîné du roi Dhatusena

Vestiges du palais de Kassapa, le fils aîné du roi Dhatusena

Julien admire le paysage

Julien admire le paysage

Nicolas admirant les dernières lueurs du soleil

Nicolas admirant les dernières lueurs du soleil

 


Autres chapitres

Inscris-toi à la newsletter

Et si tu recevais une dose de voyage & de conseils directement par e-mail ?

Le blog voyage de Nicolas & Julien, deux passionnés de voyage en vadrouille depuis 2015. Lepoint2départ, là où l'aventure commence !