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Chapitre 6

De Mirissa à Tangalle

0 Hiriketiya Beach et ses centaines de surfeurs

18 janvier 2020

MIRISSA

TANGALLE

Ce matin nous nous réveillons le cœur rempli de joie. Le soleil n’est pas la seule raison. La veille, alors que nous allions nous coucher, notre hôte est entré dans la chambre avec ses albums photos. Il avait très envie de nous raconter son histoire. Nous nous installons sur le lit, Nicolas sortant juste de la douche, la serviette autour des hanches, Julien en slip prêt à y aller. Il feuillette les pages de son album de mariage. Les photos sont magnifiques. Leurs costumes traditionnels font penser au mariage d’un roi et d’une reine. Sumith nous parle de la rencontre avec sa femme Kanchana, de leurs années à l’école de Galle, de l’époque où il a dû partir en Malaisie travailler, du retour où il a épousé celle qui avait déjà fait chaviré son cœur, de leur mariage, du décès de ses parents, de sa nouvelle vie avec sa femme et sa maman Lila, de l’ouverture de son café-glacier, de ses projets de créer de nouvelles chambres d’hôtes, etc. Le moment est suspendu, nous retenons notre émotion. C’est touchant, intime, rapide. A croire que le cœur ouvre des portes naturellement. Il nous raconte le feeling qu’il a ressenti en nous voyant arriver chez lui demander une chambre. Nous lui répondons avoir eu exactement le même feeling. Ce feeling qui n’a ni couleur de peau, ni origine, ni religion, ni jugement. Ce feeling du cœur, essentiel dans nos vies et qui guide désormais nos pas plus que jamais en terre inconnue. Une famille souriante, unie, avec la main sur le cœur, que nous n’oublierons pas. Juste le temps de tirer le portrait de Sumith, de faire un selfie avec Kanchana et Lila, et d’imprimer un Polaroïd souvenir qu’on leur laisse en guise de petit cadeau. Ce genre de rencontre qui te rappelle pourquoi tu as pris la décision de partir en tour du monde et qui lui donne tout son sens. Il est déjà l’heure de remettre nos sacs sur le dos, de prendre un bus local et de faire route vers Tangalle, ultime étape de notre périple dans le sud du Sri Lanka. Sumith fait un bout de trajet avec nous, nous offre les tickets et descends à Matara, la grosse ville que nous avions effleuré quelques jours auparavant. Faire l’expérience du bus sri lankais est l’assurance de se faire des frayeurs. Le bus roule à pleine puissance, au milieu des deux voies, klaxonnant à longueur de temps. On se croirait dans « Fast & Furious ». A l’intérieur, nous arrivons à trouver 2 sièges libres et suffisamment de place pour nous asseoir avec nos gros sacs sans déranger trop de monde. La décoration est kitch à souhait ! Ça clignote de partout. Entre les rideaux à froufrou et le plafond bleu digne d’un aquarium, s’ajoutent des guirlandes lumineuses. Un écran diffuse des clips et parfois des minis sketchs. Les sri lankais sont scotchés sur l’écran, le sourire aux lèvres. Un contrôleur passe pour vendre les tickets. Ici, pas de fraude possible. On réalise qu’en France nous avons créé la fraude. En plus de détruire des emplois, nous avons ouvert une porte aux personnes qui ne respectent pas les règles. Au Sri Lanka, chaque bus est géré par un contrôleur qui annonce les stops et collecte l’argent. Preuve s’il en est qu’on peut sauvegarder de l’emploi et éviter la répression. Nous arrivons à Tangalle, toujours sous la même chaleur écrasante. Direction la plage pour trouver une chambre pour passer les 2 dernières nuits dans le sud. La première tentative n’est pas la bonne. Nous tentons dans un premier temps de négocier avec le sri lankais qui nous accueille le sourire aux lèvres. Mais il s’en réfère à celle qui semble être la propriétaire des lieux. La dame, sûrement originaire des pays de l’est, est froide comme la glace en Sibérie et rejette la tentative de négociation du prix pour 2 nuits d’un air méprisant. Le feeling on a dit ? Du coup on se remet en quête d’une chambre. 100 mètres plus loin, la deuxième tentative sera la bonne. Une sri lankaise nous accueille toutes dents dehors. Julien monte voir la chambre. Elle est propre juste ce qu’il faut. Il y a un grand lit double, une moustiquaire tout autour, un ventilateur au-dessus, une salle d’eau privée. Nicolas monte vérifier à son tour. Le prix est largement dans notre budget : 3500 Rs (~ 17 €) pour 2 nuits. Bingo, nous posons nos sacs ici ! Le temps d’avaler un café et de tester la connexion wifi, qui au passage semble très bonne, que nous partons marcher le long du littoral de Tangalle. La plage n’est pas très peuplée et les cafés en bord de plage sont plutôt déserts pour l’heure. L’ambiance le soir doit être sympa, nous y reviendrons plus tard. Retour à la gare centrale de Tangalle pour prendre un bus pour Hiriketiya Beach, une plage qu’un sri lankais nous a conseillé et qui se trouve à 15 km de Tangalle. Le bus nous coûte 100 Rs pour 2 soit 0,50 € ! Le bus est vraiment le transport le moins cher que nous ayons testé jusqu’à présent au Sri Lanka. Une vingtaine de minutes plus tard, nous arrivons à Hiriketiya. La plage est magnifique, digne d’une carte postale. La plage n’est pas immense pour y poser sa serviette mais le cadre enchanteur nous laisse rêveur. Beaucoup de surfeurs profitent des grosses vagues tandis que nous prenons un bain bien mérité, après tous ces déplacements sous un soleil de plomb. Il est d’ailleurs drôle de constater qu’à côté de nos tee-shirts trempés par notre transpiration, les sri lankais, eux, n’affiche même pas une goutte de sueur sur leur front. L’habitude du soleil sûrement. Nous passons l’après-midi à lézarder sur nos serviettes. Le temps semble comme suspendu. Les heures défilent doucement. On profite du cadre enchanteur, tout simplement. Les surfeurs s’en donnent à cœur joie tant les vagues sont nombreuses. Le soleil devient notre nouvelle horloge. Dès qu’il commence à décliner nous savons qu’il est l’heure de rentrer. 17h, nous reprenons un bus pour Tangalle. Le bus est blindé. On s’accroche à tout ce qu’on peut pour ne pas perdre l’équilibre. Dans un décor de Bollywood, nous roulons à toute vitesse. On va pas se plaindre, il nous en coûte 80 Rs soit 0,40 €. Nos journées ne semblent pas chargées et pourtant arrivés 19h nous sommes déjà fatigués. Le soleil cogne et du coup nos corps se fatiguent plus vite. On prend tout de même le temps d’avaler un repas, tandis que nous servons de repas aux nombreux moustiques présents dans la zone, avant de nous mettre au lit.

Où dormir ? — Sun Sea Family House, 8,50 € la nuit, chambre propre avec moustiquaire, douche séparée, ventilateur.

BUDJET DÉPENSÉ — 35,37 € sur un budget prévu de 60 €.

L’immense baie de Tangalle

L’immense baie de Tangalle

Julien sur une digue de rochers

Julien sur une digue de rochers

La route qui longe la plage de Tangalle

La route qui longe la plage de Tangalle

La gare centrale de bus très fréquentée

La gare centrale de bus très fréquentée

La magnifique plage à Hiriketiya

La magnifique plage à Hiriketiya

Un décor de carte postale

Un décor de carte postale

Hiriketiya Beach et ses centaines de surfeurs

Hiriketiya Beach et ses centaines de surfeurs

 


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Le blog voyage de Nicolas & Julien, deux passionnés de voyage en vadrouille depuis 2015. Lepoint2départ, là où l'aventure commence !