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Chapitre 11

De Dalhousie à Nuwara Eliya

0 Petite maison d’agriculteur et sa plantation de choux

23 janvier 2020

DALHOUSIE

HATTON

NUWARA ELIYA

Après une bonne nuit de sommeil réparatrice, nous sommes à nouveau frais comme des gardons. Il est grand temps de reprendre l’aventure. Cap vers Nuwara Eliya ce matin. Nous prenons un premier bus pour Hatton. Le trajet est l’occasion de stocker de nouvelles images dans nos têtes. Nous croisons notamment un chantier où des ouvriers rénovent la route. La dynamite destinée à percer la roche vient interrompre les machines. Derrière, elles s’activent pour déblayer la route et laisser notre bus passer. Nous arrivons à nouveau au niveau des lacs Maskeliya et Castleregh. Les panoramas sont dingues. L’eau est si belle qu’elle en appelle à la baignade. Tout autour, des arbres géants droits comme des piquets et parfaitement alignés bordent les étendues d’eau. Dommage que nous n’ayons pas pu y marquer un stop, le plaisir restera pour nos yeux. Tout autour, les plantations de thé parfaitement entretenues, comme en témoignent les nombreux feux de brindilles encore fumants au bord des route. Des femmes cueillent les précieuses feuilles de thé fraîches, armées d’un sac en tulle accroché autour de leur tête, un morceau de bois venant le plaquer contre leur nuque. Le ramassage des feuilles s’effectue à deux mains sous un soleil de plomb et s’enchaîne à un rythme soutenu. Un simple turban en tissu les protègent du soleil. Nous ne voyons quasiment que des femmes dans les champs, les hommes s’activant à entretenir les parcelles. Nous prendrons le temps dans les prochains jours de découvrir les plantations de l’intérieur. Les fleurs des champs sauvages apportent un peu de couleurs dans paysage dominé par le vert. Nous traversons de nombreux petits villages plutôt pauvres, les habitations semblant en mauvais état. Aux alentours de 11h30, nous arrivons à Hatton. La frénésie règne en maître. Énormément de bus s’y concentrent. Les contrôleurs crient de toute part pour orienter les futurs passagers. Nous trouvons rapidement notre deuxième bus pour rejoindre Nuwara Eliya. Julien profite de ces quelques minutes de stationnement pour aller acheter quelques fritures sur le marché. On ne sait pas toujours ce qu’on achète ni le goût que ça aura. On se fie à l’apparence. Au menu ce midi : palets frits aux lentilles corail, boulettes frites au parmentier de poisson et rouleaux à l’œuf panés. Quelques vendeurs ambulants montent dans le bus encore à l’arrêt pour tenter de vendre de la nourriture et des friandises. Trop tard, nous avons la peau du ventre bien tendue ! C’est reparti dans 2 bonnes heures de bus. Notre nouveau chauffeur conduit très lentement. Sans mentir, il n’a pas dû dépasser les 30 km/h pendant les 3/4 du trajet. Mais alors que nous traversons une zone en lacets, le voilà qu’il se réveille et met les gaz. Le bus décolle presque pour se retrouver sur deux roues tant le chauffeur prend ses virages serrés. Mieux vaut avoir le cœur bien accroché. A 14h, notre frayeur se termine et nous regagnons la terre ferme. Nous voilà à Nuwara Eliya, une ville qui semble un peu plus riche que celles qu’on a vu jusqu’à présent. Toujours les mêmes codes : bruit, foule, klaxonne. Mais qui est ici utilisé pour signaler sa présence ou remercier quand un véhicule cède le passage. Ce n’est pas comme chez nous un signe de protestation ou de colère au volant. La ville accueille beaucoup de touristes. Centrale, elle est un point stratégique pour visiter la zone alentour. Nous profitons d’un café et surtout de sa connexion wifi pour repérer les « Guest House » autour de nous. Rapidement nous en trouvons une dans notre budget. Nous bookons 3 nuits pour avoir le temps de visiter la région. L’après-midi est consacrée à une petite balade bucolique. Nous repérons un grand lac aux abords de Nuwara Eliya. Sur le chemin, nous longeons le Victoria’s Park, un immense parc parfaitement entretenu mais dont le prix de l’entrée nous a un peu refroidi. Un peu plus loin, c’est le Central Market qui attire notre attention. Si tu nous lis assidûment, tu as dû comprendre que nous sommes deux férus de marché ! On traverse donc celui-ci pour y admirer les étales de fruits et légumes parfaitement rangés, humer l’odeur des poissons séchés ou encore zieuter la viande qui semble passée de date tant la chair est marron. On pourrait visiter tous les marchés du monde qu’on s’en lasserait sans doute pas. Quelques centaines de mètres plus loin, nous longeons la rivière Nanu Oya. Sur son lit, de petites maisons et des pavillons rappelant les cottages anglais en arrière-plan. Des plantations de choux bordent également la rivière. Des pêcheurs y jettent leurs lignes au milieu d’une flaque de plastique. Pas sûr que le poisson attrapé dans ces eaux douteuses soit vraiment ragoûtant dans l’assiette. Mais ça a l’air de mordre, leurs sachets en plastique ballotant sous l’effet des spécimens encore vivants. Le lac Gregory est face à nous et se révèle, comment dire, décevant. Après les lacs des montagnes que nous avons quitté ce matin, celui-ci fait vraiment pâle figure à côté. Sur le chemin du retour nous croisons énormément de poneys au poil beige et à la crinière dorée en liberté. Ils doivent appartenir au centre équestre situé juste à côté. Ici, ils vont et viennent. C’est beau de les voir ainsi jouer et répondre volontairement aux caresses des passants. Des vaches aussi traversent la route comme bon leur semblent, n’ayant que faire des klaxonnes qui tentent de leur faire presser le pas. C’est un sacré mélange de nature et de mobilité, un assemblage assez irréel et pourtant qui se déroule là sous nos yeux. Le temps se gâte, nous prenons nos premières gouttes de pluie. Il en faut plus pour nous démotiver. Nous profitons d’être de retour dans le centre de Nuwara Eliya pour louer un scooter pour les deux prochains jours. Ainsi nous serons plus libres de nos mouvements et surtout nous n’aurons pas à payer le tuk-tuk, qui profite ici de l’attrait touristique pour gonfler les prix. C’est le jeu ! Nous rentrons nous changer et pour la première fois depuis notre arrivée au Sri Lanka nous avons limite froid. Le climat des hautes montagnes n’est pas celui du sud du pays. Ici, nous passons à peine la barre des 20 degrés. Nous revêtons jean et sweat-shirt et nous partons nous restaurer. Un petit restaurant de spécialités locales se trouve au bout de notre rue. Nous remplissons nos ventres avec de nouveaux kottu rotti au poulet pour finir par une tasse de thé Ceylan. Il est à présent l’heure de fermer nos petits yeux que demain la journée s’annonce chargée. En espérant que la météo soit avec nous !

Où dormir ? — OYO 238 Selva’s guest House, 12 € la nuit, grande chambre propre, douche chaude, salon, connexion Wifi très mauvaise.

BUDJET DÉPENSÉ — 40,86 € sur un budget prévu de 60 €.

Arrivée à Nuwara Eliya

Arrivée à Nuwara Eliya

Julien passion bananes

Julien passion bananes

Plusieurs mètres d’étalages de bananes

Plusieurs mètres d’étalages de bananes

Stand de poissons séchés

Stand de poissons séchés

Vendeurs d’oeufs et d’épices

Vendeurs d’oeufs et d’épices

Un vendeur de poulets

Un vendeur de poulets

Petite maison d’agriculteur et sa plantation de choux

Petite maison d’agriculteur et sa plantation de choux

Petites maisons proches du lac Gregory

Petites maisons proches du lac Gregory

 


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Le blog voyage de Nicolas & Julien, deux passionnés de voyage en vadrouille depuis 2015. Lepoint2départ, là où l'aventure commence !