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Dis bonjour à Simone !

Road trip 100% français

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Cette année, le secteur du tourisme français a plus que jamais besoin de nous pour remonter la pente, suite à la crise sanitaire sans précédent que le monde à vécu à cause du Covid-19. Un projet qui était prévu à notre retour de tour du monde mais qui aujourd’hui apparaît comme prioritaire et indispensable. Nous te dévoilons dans cet article notre projet pour l’été 2020 : un road trip de 3 mois en France au volant de notre 4l de 1989 nommée Simone. Attache ta ceinture et partons à l’aventure !

 


Genèse du projet

Lors des préparatifs pour un départ en tour du monde, de nombreux futurs tourdumondistes réfléchissent déjà au retour. Après plusieurs mois à la découverte de nombreux pays, le retour en France peut être une source d’angoisse pour beaucoup de voyageurs au long cours. De nombreuses questions se posent alors avant le départ : qu’allons-nous faire au retour ? Allons-nous avoir assez d’économies avant de pouvoir retrouver un travail ? La routine du quotidien ne sera-t-elle pas trop dure ? C’est à toutes ces questions que nous avons essayé de répondre avant notre départ en tour du monde. Quelques années auparavant, en juillet 2012 très exactement, Julien était déjà parti en road trip avec sa Peugeot 206 qu’il avait aménagé pour l’occasion, afin de dormir dedans pendant 2 mois et ainsi découvrir la France par ses côtes. A cette époque la « vanlife » n’était absolument pas une activité très répandue comme on la connait aujourd’hui. C’est alors que nous ait venu l’idée de faire un projet similaire, en couple cette fois, pour notre retour en France. Nous avions donc prévu de continuer notre voyage en parcourant les routes de France et d’Europe en van aménagé et avions prévu un budget pour le retour, afin de pouvoir réaliser ce beau projet.

Le 12 janvier 2020, nous nous sommes effectivement envolés pour notre tour du monde. Seulement 3 semaines après notre départ à la découverte du globe, Julien est tombé dans un trou de 2 mètres au Sri Lanka et s’est cassé le pied droit. Impossible alors pour nous de continuer notre voyage ! Nous sommes donc rapatriés en France le 12 février 2020. Quelques semaines plus tard, la France se confine suite à la pandémie du Covid-19 qui se répand et notre rêve de repartir au plus vite en tour du monde s’éloigne… Loin de nous l’idée de nous apitoyer sur notre sort, sachant que nous n’étions pas à plaindre compte-tenu de la situation et des difficultés que de nombreuses personnes sur cette planète allaient devoir affronter face à cette catastrophe sanitaire. Nous avons donc profité de ce confinement pour réfléchir et travailler sans relâche chaque jour, afin d’optimiser le temps et mettre cette pause forcée au profit de nos projets. Nous avons donc décidé de concrétiser notre projet de vanlife, initialement prévu après nos 2 ans en tour du monde. Aujourd’hui et plus que jamais le secteur du tourisme français a besoin de nous pour relancer l’économie durement impactée par cette crise sanitaire. Et c’est dans une démarche 100% française que nous voulons réaliser ce beau projet (véhicule, équipement, partenaires, itinéraire, etc.). Nous avons la chance d’avoir un magnifique pays, avec une multitude de paysages à couper le souffle, une des meilleures gastronomies au monde, de nombreux parcs nationaux protégés mais encore un patrimoine culturel très dense dont 45 sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ce fût pour nous comme une évidence que cet été 2020 se ferait sur les routes de France, à la découverte de nos régions, avec un véhicule qui fait sens dans l’histoire de l’automobile française.

 


Pourquoi une vieille voiture ?

Une fois la décision prise de partir sur les routes de France à la découverte de nos belles régions, la question du moyen de transport a été notre 1ère réflexion. Comment allions-nous parcourir notre pays et surtout respecter au mieux nos valeurs éco-responsables ? Nous avons donc listé les transports les plus respectueux pour notre environnement. L’idée du train a été très vite écartée. Difficile de découvrir des endroits reculés en pleine campagne en empruntant uniquement les voix ferrées. Se déplacer de ville en ville et avoir des difficultés pour nous rendre hors des sentiers battus nous a clairement rebuté, sans parler des prix exorbitants pratiqués par la SNCF… Le vélo fût la deuxième réflexion, elle aussi très vite abandonnée étant donné que nous ne sommes pas de grands sportifs. De plus, Julien ayant son pied droit tout juste remis de sa fracture, impossible pour lui de faire de grands efforts physiques chaque jour. Nous devions alors nous procurer un véhicule. Nous avions toujours rêvé de rénover un vieux van et d’en faire notre petit cocon. Malheureusement c’est un projet qui demande du temps pour la remise en état et de l’argent. Un projet donc pour du long terme et non quelques mois. Étant donné que nous comptons repartir en tour du monde en 2021, nous ne pouvions pas mettre autant de temps et d’argent pour un projet de quelques mois, sachant en plus que nous ne pourrions pas stocker notre van pendant 2 ans. Le plus simple était donc d’acheter une voiture ! Entre voitures neuves, d’occasions, anciennes, récentes et électriques, le choix sur le marché de l’automobile ne manque pas. Nous sommes passionnés par le vintage, nous adorons chiner dans les marchés aux puces et les brocantes, d’ailleurs l’ancienne déco de notre appartement parisien pouvait en témoigner. Nous trouvons que les vieilles voitures de nos grand-parents ont beaucoup plus de charme que celles d’aujourd’hui, mais si on en croit nos politiques elles sont beaucoup plus polluantes et donc il faut les éliminer. En faisant quelques recherches, nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas si évident !

Évidemment, quand on se base uniquement sur les consommations de carburant et l’émission de CO2 qui est directement lié, il est clair que les véhicules modernes sortent gagnants de la comparaison face aux véhicules anciens. L’empreinte environnementale ne se résume pas aux émissions de CO2 du moteur ! La production et la déconstruction d’une voiture ont une empreinte carbone absolument désastreuse. Tellement désastreuse qu’elle rend parfois dérisoire l’éventuelle émission supplémentaire de CO2 d’une voiture ancienne par rapport à une voiture moderne. Ainsi, il faut rouler des centaines de milliers de kilomètres pour “amortir l’empreinte carbone” de la construction puis de la déconstruction d’une voiture. Concernant les voitures électriques, elles ne provoquent aucune émission de CO2. De ce fait, si on compare avec les véhicules anciens, les voitures électriques devraient sortir vainqueurs sur les émissions de CO2 et devraient être moins polluantes ? Et pourtant, ce n’est pas le cas ! L’empreinte carbone actuelle de la fabrication d’une voiture électrique est 1,5 fois plus importante que la fabrication d’une voiture thermique, la faute notamment aux batteries qu’elles contiennent. Le recyclage des batteries au lithium (matériau très difficile à recycler) pose problème. En effet, le lithium n’est aujourd’hui pas (ou encore très peu) recyclé pour une raison toute simple : la recherche pour son recyclage est extrêmement coûteuse alors que le prix du lithium sur les marchés est faible et trop fluctuant.

Il existe donc sur la toile de nombreuses études qui prouvent qu’une voiture ancienne n’est pas plus polluante qu’une voiture neuve. On nous rabâche quotidiennement cette information ! Cela arrangerait-t-il les lobbys, les constructeurs, l’état, l’économie ? Nous pensons très fortement que la surconsommation de produits neufs est beaucoup plus nocive pour notre environnement que d’utiliser de l’ancien ! C’est pour toutes ces raisons que nous partons sur les routes de France à bord d’une Renault 4L de 1989. Une voiture française chargée d’histoire et qui, on l’espère, fera plaisir à nos anciens de la revoir fièrement rouler sur les routes de nos belles régions en France.

 


Un peu d’histoire sur la Renault 4L

Voiture emblématique des années 1960, cette petite citadine est connue de toutes les générations. En citant son nom à nos grands-parents, nous pouvons entrevoir sur leur visage un sourire nostalgique tant cette voiture leur rappelle leurs souvenirs de jeunesse et a compté pour eux. Aujourd’hui, elle est toujours aussi célèbre du côté des jeunes, car de nombreuses courses et rallyes automobiles sont organisés, comme le très célèbre « 4L Trophy », un raid automobile solidaire destiné aux jeunes de moins de 28 ans et couru exclusivement en Renault 4. Il a lieu chaque année, au mois de février. Les participants (environ 2500 personnes) disputent cette course d’orientation. Le parcours, d’environ 6000 km, traverse la France, l’Espagne et le Maroc.

La naissance de la Renault 4 a eu lieu dans les années 1950, pour remplacer la 4CV vieillissante et afin de concurrencer la 2CV. Pierre Dreyfus demande à son équipe de créer « une voiture polyvalente », qui soit à la fois un véhicule urbain et rural, et qui corresponde aux besoins de tout le monde. En 1963, Renault sort une nouvelle série appelée « La parisienne ». En association avec le journal « Elle », la marque lance l’opération « Elle prend le volant » : 4200 lectrices ont essayé pendant 48 heures des R4L. Cette opération permet de féminiser l’image de la 4L qui était alors jusque-là encore vue comme une voiture pour artisans. C’est la célèbre chanteuse Sheila qui deviendra l’ambassadrice de la marque avec un modèle entièrement créer à son image du moment, peinte couleur laquée avec cannage de couleur écossais vert ou rouge. Nous serions honorés de parcourir quelques kilomètres accompagnés de Sheila dans notre 4L pour partager ensemble ses souvenirs de cette époque et pour parler de cette collaboration historique avec la marque.

La Renault 4L fût construite d’août 1961 à décembre 1992 et chaque année de nombreuses séries spéciales furent lancées, comme la Plein Air, Safari, Jogging, Carte Jeunes… Elle aura été produite à 8 135 424 exemplaires, ce qui en fait la deuxième voiture française la plus fabriquée de l’histoire derrière la Peugeot 206.

 


Comment on a trouvé Simone ?

Les recherches ont débuté début avril pour trouver notre véhicule. A la base, nous partions sur l’idée d’acheter un fourgon de type Renault Estafette, mais avons finalement abandonné l’idée au profit d’une Renault 4L, car le coût de la rénovation et de l’aménagement étaient trop importants pour un projet de quelques mois. Ce ne sont pas les annonces qui manquent sur Leboncoin. Le seul hic est que nous étions encore confinés au moment des recherches. Cela ne nous empêchait pas d’étudier le marché pour autant et de nous faire une idée des prix pratiqués. Le 11 mai a fini par arriver avec la levée du confinement mais avec une limite imposée de 100 kilomètres pour les déplacements et dans son département seulement. C’est là que les choses se sont compliquées ! Des annonces il y en avait plein mais des véhicules à moins de 100 kilomètres beaucoup moins ! Nous avions des touches dans le sud de la France, en Bretagne et même en Belgique, mais rien de très proche. Quand finalement, mi-mai, nous sommes tombés sur une annonce de Renault 4L Savane près d’Orléans, soit à près de 450 kilomètres tout de même. Un modèle qui nous a immédiatement tapé dans l’œil, tant la carrosserie paraissait propre, la sellerie en bon état, le moteur plutôt bien pour son âge et la couleur idéale à nos yeux. Nous avons la chance d’avoir un mécanicien dans la famille et avons donc pu avoir l’avis d’un professionnel sur l’annonce en question. Le vendeur était lui-même un garage automobile et nous avons très vite été rassuré par la transparence et la fluidité des échanges. Notre mécanicien s’est proposé de nous conduire jusqu’à la voiture, étant professionnel et pouvant se déplacer de fait à plus de 100 kilomètres. Nicolas est donc parti le week-end du 30 mai pour voir la voiture avec Fred, notre mécanicien. 5 heures de route tout de même furent nécessaires pour atteindre le garage automobile. L’inspection visuelle est venue confirmer l’idée qu’on se faisait de la Renault 4L sur le papier. Quelques minutes plus tard, nous faisions affaire et achetions la voiture à 4000 € au lieu de 4800 €, car deux points de corrosion restaient à corriger pour que la voiture puisse passer au contrôle technique. Mais notre mécanicien nous a confirmé qu’il saurait faire réparer les points en question et que la vente pouvait selon lui se faire, compte-tenu du geste du garage vendeur. Nicolas, Fred et Simone étaient donc en route vers le Doubs, puis de retour du garage de Fred à Arbouans – FBA Automobiles – où la voiture allait entrer en révision complète. Nous étions si heureux de revenir enfin avec notre Renault 4L qui symbolise le retour prochain de notre liberté de mouvement et d’exploration. Mais un road trip se prépare, encore plus avec un véhicule vieux de 31 ans. Simone va donc passer un gros mois au garage, où Fred lui a prévu un programme de remise en forme : révision complète du moteur, changement de tous les filtres, décrassage, nettoyage de la culasse, changement des joins, changement des pneus avants, changement des essuie-glaces, reprise de la carrosserie sur les points de corrosion, vidange, etc. En gros, notre voiture est entre de bonnes mains pour se refaire une jeunesse avant de prendre la route durant 3-4 mois. Nous consacrerons prochainement un article complet sur la rénovation de la voiture – photos à l’appuie – pour te montrer les différentes étapes de l’achat à sa sortie du garage, ainsi qu’un autre sur l’équipement complet de notre road trip et les améliorations que nous avons ajouté à Simone afin qu’elle ait encore plus de cachet.

 


Le choix du prénom

Il est de tradition de nommer un véhicule ancien. Il était donc inconcevable que notre petite 4L n’ait pas elle aussi un joli prénom, mais nous ne voulions pas le choisir seuls. Après la difficile épreuve de la crise sanitaire, nous avions plus que jamais besoin de partager de bons moments ensemble, et de retrouver un peu de légèreté. Nous avons donc eu l’idée de mettre à contribution notre communauté sur Instagram et de te laisser choisir le prénom de notre 4L autour d’un petit jeu. Nous t’avons donc demandé dans un premier temps de nous donner le prénom ancien qui te plait le plus, féminin de préférence, notre 4L étant une demoiselle de caractère. Nous en avons reçu une centaine et avons retenu les 16 qui revenaient le plus. Nous avons ensuite lancé un jeu sous forme d’un tournoi à élimination directe, en te donnant pour chacun des 16 prénoms le caractère associé. 16 prénoms, puis 8, puis 4, puis 2, puis LE prénom que tu as le plus plébiscité au terme de la compétition. La grande gagnante est donc Simone et nous en sommes absolument ravis. Ravis car le caractère des Simone est particulièrement appréciable : ce sont des êtres passionnés, de fort caractère, à la détermination inébranlable. Sûres d’elles, elles font essentiellement confiance à leur intuition. Leur vie est soumise à des principes moraux, ce qui ne les empêche pas d’être tolérantes, aimables et gaies. Les échecs ne les affectent pas, car ce sont des tempéraments foncièrement optimistes.

Encore plus ravis car de grandes personnalités s’appelant Simone ont joué des rôles essentiels dans notre société. Nous pensons bien évidemment à Simone Veil, nommée ministre de la Santé par le président Valéry Giscard d’Estaing, qui la charge de faire adopter la loi dépénalisant le recours par une femme à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), loi qui sera ensuite couramment désignée comme la « loi Veil ». Elle apparaît dès lors comme icône de la lutte contre la discrimination des femmes en France. Mais aussi Simone de Beauvoir qui, après plusieurs romans dont L’Invitée (1943) et Le Sang des autres (1945), obtient le prix Goncourt pour Les Mandarins et devient l’un des auteurs les plus lus dans le monde. Souvent considérée comme une théoricienne importante du féminisme, notamment grâce à son livre Le Deuxième Sexe publié en 1949, Simone de Beauvoir a participé au mouvement de libération des femmes dans les années 1970. Des femmes courageuses qui ont réussi leurs paris de changer la condition des femmes en France. Nous sommes donc très fiers de ton choix de prénom pour notre Renault 4L.

Bien évidemment nous avons aussi toutes et tous entendu la célèbre expression française « En voiture Simone », mais d’où vient-elle ? Cette expression vient de Simone Louise de Pinet de Borde des Forest, qui était l’une des premières femmes pilote automobile dans les années 30. C’est Guy Lux dans la célèbre émission Intervilles en 1961 qui consacra l’expression, s’adressant à Simone Garnier, co-présentatrice de l’émission. L’expression complète est « En voiture Simone, c’est toi qui conduis, c’est moi qui klaxonne ! ». Simone Louise de Pinet de Borde des Forest a également été l’une des premières femmes françaises à obtenir son permis de conduire. Un prénom donc idéal pour notre petite 4L qui, nous l’espérons, lui fera honneur !

 


Le déroulé de notre road trip

Notre mot d’ordre est « 100% français ! ». Comme pour chacun de nos voyages à l’autre bout du monde, nous sommes partisans du « consommer local » et c’est exactement ce que nous ferons lors de notre road trip en France. Nous sommes avides de découvrir nos régions, ses plus beaux villages, sa gastronomie, sa culture, ses paysages et de pouvoir rencontrer ses habitants afin d’avoir de vrais échanges humains. Nous espérons lors de ce périple découvrir des producteurs locaux qui s’engagent dans le respect de l’environnement et du « mieux consommer ». Nous allons parcourir des milliers de kilomètres pendant près de 3-4 mois à bord de notre Simone qui on l’espère ne nous fera que très peu de caprices. Pour rajouter encore plus de piment au projet, nous ferons du bivouac, c’est-à-dire que nous dormirons dans une tente en pleine campagne dans un endroit différent chaque jour et que nous ferons nos dîners avec des produits locaux grâce à un petit réchaud d’appoint au gaz. A cela, nous allons éviter au maximum la production de déchets et privilégier l’achat de produits en vrac. Et bien évidemment, comme pour notre départ en tour du monde, nous partirons avec notre trousse de toilette éco-responsable, nos gourdes filtrantes Lifestraw afin d’éviter les bouteilles en plastique et nos indispensables pour un voyage éco-responsable. Et parce que nous aimons les challenges, nous avons décider de partir avec une traditionnelle carte de France Michelin afin d’éviter d’utiliser le GPS pour plus d’aventure. Il y a moyen de bien s’amuser, en tous cas nous avons hâte de découvrir notre beau pays et de retrouver la liberté qui nous a cruellement manqué ces derniers mois. Alors, prêt à prendre la route tout l’été avec nous ?

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Le blog voyage de Nicolas & Julien, deux passionnés de voyage en vadrouille depuis 2015. Lepoint2départ, là où l'aventure commence !