Juillet/août 2015

Nous allons t’embarquer cette fois dans un séjour intense, entre terre et mer, où chaque journée aura eu son lot de découvertes qui font de la République dominicaine une vraie terre de richesses en tout genre ! Ce qui frappe tout de suite à l’arrivée c’est la gentillesse des dominicains. On sent dans leur regard une profonde bienveillance qui se vérifiera tout le séjour. Par contre ici on se met au rythme des locaux et autant te dire qu’il ne faut pas être pressé quand tu fais une demande à la réception de l’hôtel ou dans un restaurant. Pas de panique, tu es en vacances et c’est donc une bonne occasion de relâcher tes tensions ! La République dominicaine offre vraiment deux visages avec leurs richesses propres : la terre avec les plantations de cacao, de café, d’ananas, le travail des pierres précieuses, la canne à sucre, le tabac, … et la mer avec une immense variété de poissons et crustacés, des îles paradisiaques, des baignades possibles avec les dauphins et les requins nourrices, des eaux cristallines et une proximité avec la mer des Caraïbes pour offrir encore plus d’enchantement. Chacune de nos excursions nous aura permis de mieux apprécier ce pays, l’économie locale et de constater qu’en plus du tourisme de masse, l’île jouit d’une multitude de richesses naturelles qu’elle exporte dans le monde entier. De quoi devenir un acteur incontournable dans de nombreuses industries, même si le niveau de vie local reste très bas. Dans ce carnet de voyage tu vas pouvoir découvrir les immanquables à faire côté terre et côté mer, de quoi te créer ton séjour à Punta Cana et ses environs sur mesure, en venant piocher dans les nombreuses activités que nous avons pu tester pour toi. La plupart des activités sont regroupées dans des excursions clés en main. Tu pourras soit t’y rendre par tes propres moyens, soit opter pour des formules tout inclus afin de te faciliter les visites. Il y a tellement d’excursions (qui changent régulièrement au fil des saisons en fonction de la demande) qu’il était difficile de t’indiquer une seule façon de voyager. C’est parti pour 7 jours de pure folie !

Bon à savoir
avant le départ

  • QUAND PARTIR ? Le climat est plutôt agréable toute l’année, mais la meilleure période pour visiter Punta Cana et sa région s’étend de décembre à avril. Ensuite les températures sont plus élevées, tout comme les risques de pluie et de cyclone. Nous y sommes allés fin juillet/début août, et la météo fut tout de même très agréable. Mais apparemment ce fut exceptionnel donc autant y aller dans la période recommandée pour ne prendre aucun risque lié au manque d’ensoleillement !
  • COMPAGNIE AÉRIENNE / DURÉE DE VOL ? Nous sommes passés là encore par Promovacances pour réserver un séjour vols / transferts / hôtel tout compris. L’avion affrété était de la compagnie XL Airways, et le temps de vol était de 9h. Les vols vers la République dominicaine sont réguliers et le plus souvent directs. Tu n’auras donc pas de mal à trouver un billet à bon prix. Tu peux utiliser le comparateur de vols Skyscanner pour cela.
  • COMMENT QUITTER L’AÉROPORT ? Si tu as réservé un séjour tout compris tu auras certainement une navette mise à disposition par ton hôtel. Dans le cas contraire tu peux utiliser les nombreux autobus de la ville ou encore les taxis privés. Punta Cana étant la destination phare du pays, tu n’auras aucune difficulté à trouver un moyen de locomotion.
  • QUELLE LANGUE ? L’espagnol est la langue officielle de la République dominicaine, mais dans les zones touristiques, on parle anglais et français parfois, surtout dans les hôtels de luxe.
  • QUELLE MONNAIE ? La monnaie est le peso dominicain (DOP). Tu peux aussi payer en dollar américain mais l’on te rendra la monnaie en peso dominicain. En octobre 2018, 1 € = 56,1328DOP.
  • DÉCALAGE HORAIRE ? Par rapport à la France : -6 h l’été, -5 h l’hiver.

Formalités / visas / santé

  • Pour voyager en République dominicaine, il te faudra simplement un passeport en cours de validité. Pas de visa demandé mais une carte de touriste (ou tarjeta de turismo). On l’achète dès l’entrée sur le territoire, avant la douane et la livraison des bagages, en arrivant dans le hall. Coût : 10 US$ (il te faut prévoir des espèces). On peut aussi la payer en pesos dominicains ou en euros (mais dans ce dernier cas, on te demande la même somme qu’en dollars, à savoir 10 €…). Cette taxe est parfois incluse dans le billet d’avion selon les compagnies. Cette carte de tourisme est valable 1 mois. Au-delà de 1 mois de séjour, on paie une taxe calculée en fonction du temps supplémentaire passé sur place. À la sortie du territoire (à l’aéroport), il faut payer une taxe de départ de 20 US$ (50 US$ au-delà d’un mois). Évite de payer en euros, car tu y perdras aussi au change. Mais là encore, cette taxe est parfois incluse directement dans ton billet d’avion. Prévois de préférence l’appoint, il n’y a qu’un distributeur de billets à l’aéroport, et il n’est pas toujours approvisionné, crois en notre expérience…
  • Aucune vaccination n’est exigée pour entrer en République dominicaine depuis l’Europe et l’Amérique du Nord (pas de fièvre jaune).

Où dormir
à Punta Cana ?

Pour ce séjour nous avons fait le choix de séjourner sur la plage la plus célèbre de l’île, et dont tu as forcément entendu parler, Punta Cana. Nous avons porté notre choix sur le resort Bavaro Princess 5*, en formule All inclusive. Un resort confortable proposant des prestations exceptionnelles. Nous séjournions en Suite Junior, des suites spacieuses situées près de la piscine de l’hôtel et de la plage privée de sable blanc. La chambre, toute équipée, offre même un jacuzzi, de quoi prendre des bains romantiques avec sa moitié et de pimenter un peu le séjour pour les plus créatifs. Le resort est situé en plein cœur d’un parc naturel et un parcours écologique a même été aménagé, de quoi initier les enfants à la zoologie dans un écrin préservé et laissé au naturel. Dans l’ensemble du resort se baladent flamands roses, paons et autres canards en liberté, de quoi apporter un peu d’animations lors des déplacements d’une allée à une autre. Le resort est plutôt grand et une navette circule même du matin au soir pour transporter les vacanciers d’un point à l’autre. Pas moins de 6 restaurants à thèmes t’attendent également. Le resort propose une grande piscine principale, trop chauffée à notre goût et donc pas du tout rafraîchissante. Sans parler de la surpopulation et du bruit provoqué par tous les enfants qui sautent et crient de toute part. Seul point sympa : le bar aquatique au centre de la piscine. De quoi siroter de bons cocktails avec le corps à moitié immergé dans l’eau. Une autre piscine est située au nord du resort, et est beaucoup moins fréquentée, de quoi nager au calme ou se prélasser sur un transat sans subir la gêne de la foule. Un spa propose spa, hammam et jacuzzis, avec une réservation au préalable auprès de l’accueil. Le resort est hyper propre et le personnel passe ses journées à nettoyer les allées, balayer les feuilles, tailler les arbustes, ratisser la plage pour enlever les nombreuses algues ramenées au bord par les courants ou encore débarrasser les palmiers de cocos qui menaceraient de tomber sur la tête des vacanciers. D’ailleurs si tu as la chance de te trouver au bon moment tu pourras déguster une coco toute fraîche à peine tombée de son arbre, c’est exquis et l’eau de coco a tout de suite une autre saveur quant elle est servie dans ce décor de carte postale. La coco est d’ailleurs un ingrédient au centre de toutes les attentions au resort. Il y fabrique un cocktail inimitable que nous avons passé nos journées à siroter : le Coco Loco. C’est un mélange d’eau de coco, de crème de coco, de sucre, de rhum blanc et de glace pilée, le tout servi avec un trait de chocolat chaud… une tuerie ! Que dire maintenant des buffets servis au restaurant principale du resort ? Qu’ils sont absolument divins et surtout très variés ! Pas un jour tu ne mangeras la même chose ! Le matin tu as un choix impressionnant de denrées sucrées et salées, ainsi que des jus pressés minute et des fruits frais; le midi tu as un buffet varié et des plats typiques du pays qui te seront servis; tandis que le soir est un festival de découvertes avec des stands thématisés et des chefs présents pour assurer le show culinaire, sans oublier les chefs pâtissiers qui circulent dans les rangs avec des sculptures en chocolat géantes. Bref un régal pour les yeux et les papilles et un resort qui tient toutes ses promesses à tous les niveaux ! De plus, la prise en charge est directe à l’aéroport de Punta Cana avec un bus navette mis à ta disposition. Il faudra bien compter une heure de transport suivant le trafic et tu pourras même découvrir la Mama Juana à l’arrivée, une liqueur locale à base d’écorces d’arbustes et de plantes, de quoi bien commencer tes vacances.

Les immanquables
de Punta Cana

Les plages de sable blanc

Notre resort était situé en bordure d’une célèbre plage de la région de Punta Cana, à Bavaro très exactement. Une localité située sur la côte nord-est de la République dominicaine, donnant sur l’océan Atlantique. Bavaro a de très longues plages de sable blanc, plantées de cocotiers, et protégées par une barrière de corail, dont Playa Arena GordaPlaya Arena BlancaPlaya Cortecito et Playa Bavaro. La zone est très touristique et une bonne centaine d’hôtels à destination des touristes occidentaux s’alignent le long de la plage. Beaucoup fonctionnent selon le principe du All inclusive, comme ce fut le cas pour le nôtre, le tout compris typique de la République dominicaine, chaque hôtel reconnaissant ses clients grâce à des bracelets de couleurs. Par contre, en plus du monde sur ces plages, il faut indiquer que bon nombre de vendeurs ambulants viennent troubler ta tranquillité. Certains vont même jusqu’à poser sur tes épaules perroquets, iguanes ou autres singes, pour ensuite te sous-tirer entre 10 à 20 $ pour la photo souvenir… pas très agréable quand tu as décidé de poser ta serviette sur le sable blanc afin de profiter au maximum de tes vacances. Au-delà de ça le décor a tout de la carte postale : sable blanc, palmiers, transats, soleil, chaleur, … un cadre plus que sympathique pour profiter du littoral. Et si tu rajoutes la proximité avec les snacks de l’hôtel et le bar où tu pourras siroter – entre autres – des Coco Loco de malheur, tu ne pourras qu’être plongé dans une quiétude ressourçante. Néanmoins, la région de Punta Cana est de plus en plus touristique et forcément le tourisme de masse a ses conséquences, à la fois sur le littoral qui se bétonise et sur l’affluence sur les plages toujours plus forte. L’eau est comme tu pourrais t’en douter à bonne température. L’océan peut être par période envahi d’algues, comme le phénomène exceptionnel auquel nous avons assisté en 2015. Et il faut t’avouer qu’effectivement la baignade n’était pas des plus agréables… mais en écartant ce phénomène, et en espérant qu’il ne se reproduise plus, les plages sont très jolies, bordées de cocotiers servant de cadres aux plus belles photos.

Le VILLAGE D’ALTOS DE CHAVÓN

Notre périple dominicain a commencé deux jours seulement après notre arrivée, le temps de s’installer à l’hôtel et de prendre nos marques. Direction le village d’Altos de Chavón, une réplique d’un village méditerranéen du XVIe siècle, juché sur un roc surplombant le fleuve Chavón. Avec ses ruelles pavées, ses murs érodés, ses constructions en pierres, sa fontaine trônant au centre de la place, tout laisserait à penser qu’Altos de Chavón a traversé plusieurs siècles. Et pourtant, il n’en est rien. En effet, ce village n’a été créé qu’en 1982, après six années de travaux de construction. Un village pensé pour les touristes donc mais qui accueille tout de même en son sein une école d’art et de dessin, ainsi que le musée régional d’archéologie. Beaucoup de boutiques d’artisans t’attendent à Altos de Chavón, de quoi acheter souvenirs, bijoux ou autres bibelots. Pour te rafraîchir ou te restaurer, tu trouveras également tout un choix de café et établissements proposant des plats locaux ou à consommer sur le pouce. Le principal point d’intérêt du village : son grand amphithéâtre en plein air qui, avec ses 5000 sièges taillés dans la pierre, s’inspire des théâtres antiques romains. Des vedettes internationales comme Sting, Frank Sinatra, Julio Iglesias, Carlos Santana ou encore Shakira se sont d’ailleurs produites sur cette scène. Enfin, au cœur du village se dresse l’Église Saint-Stanislas, portant le nom du saint patron de Pologne. Un village pas vraiment typique donc mais qui a le charme de l’ancien. Pas indispensable à faire si tu recherches de l’authentique… pour nous elle faisait partie d’un package incluant la sublime île Catalina où nous t’emmenons tout de suite !

L'ÎLE CATALINA

C’est en quittant le village d’Altos de Chavón que nous avons embarqué à bord d’un catamaran pour nous rendre sur l’île paradisiaque Catalina. La balade commence au ralenti sur le fleuve Chavón avant de gagner la mer des Caraïbes et son eau bleu électrique. En chemin nous avons été gratifiés de « vitamine » – comprendre ici les réjouissances alcoolisées, à consommer avec modération bien sûr -, de quoi nous mettre dans l’ambiance qui est montée crescendo. A peine avions-nous rejoint la mer des Caraïbes que la musique a été poussée à son volume maximale et que l’équipage du catamaran a entamé des pas de Merengue et de Bachata, partie intégrante de l’identité même de la République dominicaine. Autant te dire que la chaleur est montée encore d’un cran et que rapidement nous avons tous été sur la piste de danse pour prendre part à l’animation. Quelle joie de pouvoir se trémousser dans une telle immensité de bleu et de ressentir la culture locale vous envahir ! L’ambiance joviale restera à jamais gravé dans nos mémoires. Les « vitamines » se sont enchaînées, la chaleur est montée et l’eau est devenue de plus en plus claire, pour laisser apparaître une mer de cristal et la magnifique Île Catalina au loin. Rapidement nous la rejoignons depuis la mer pour poursuivre la journée autour d’un buffet, composé notamment d’une langouste entière grillée par personne. C’était le bel argument du package « Catalina VIP ». L’après-midi sera entièrement dédiée au farniente et à la baignade. Les eaux de la mer des Caraïbes sont chaudes et calmes. En plus notre skipper a jeté l’ancre sur un pan de l’île moins surpeuplé, ce qui nous laissera le plaisir d’immortaliser quelques clichés loin de la foule. Nous avons profité du cadre pour prendre la pose dans tous les sens. Le temps semblait comme arrêté ici, et ce fut un pur bonheur de découvrir l’une des plus belles îles des Caraïbes, bien que victime de son succès depuis quelques années, tant les excursions proposées pour s’y rendre sont nombreuses et les retours des blogueurs dithyrambiques à son sujet. Mais que veux-tu quand c’est beau il faut l’indiquer, et ici ton excursion aura un petit goût de paradis qui restera à jamais gravé dans ton petit cœur ! Le retour se fera en catamaran, et en musique. Sur le chemin notre skipper nous fera passer entre les plus belles villas privées de l’archipel, entre villas d’acteurs américains et autres personnalités. Puis nous avons embarqué sur un bateau à roues à aubes en chemin, pour finir en douceur la journée sur le fleuve Chavón avec des souvenirs plein la tête !

Snorkeling en mer des Caraïbes

Cette expérience inoubliable méritait bien qu’on lui consacre un bloc à part. C’est en chemin pour l’île Catalina que nous avons vécu un grand moment, certainement l’un de nos souvenirs les plus marquants depuis que nous avons commencé à voyager en 2015 ! C’est au large des côtes que notre skipper nous a proposé un quart d’heure de snorkeling, dans un spot ressemblant tout simplement à un aquarium géant ! Simplement équipés d’un masque et d’un tuba, et alors que la surface ne laissait rien transparaître, quelle ne fut pas notre surprise une fois dans l’eau. Juste là, sous nos pieds, prenait vie un aquarium géant aux mille couleurs. Le paysage était absolument époustouflant, saisissant, incroyable, dingue, fou… aucun superlatif ne sera jamais assez fort pour te décrire ce que nous avons vécu à ce moment-là ! C’est comme si nous nous étions retrouvés dans un aquarium, entourés de dizaines de poissons tropicaux, de toutes les couleurs, de toutes les tailles, et à perte de vue. Sans parler des fonds colorés, des anémones sauvages, des gorgones, des coraux, … un enchantement pour les yeux et une carte postale aquatique absolument inoubliable. Énorme regret depuis de ne pas avoir été équipés d’une GoPro à l’époque pour immortaliser cet instant magique, qui restera du coup gravé dans nos cœurs et nos têtes à tout jamais. La mer des Caraïbes offre par endroit d’incroyables spots de plongée et on ose imaginer ce qu’on doit pouvoir y voir en plongeant plus dans les profondeurs. Nous avons ainsi passer de longues minutes dans l’eau, à tout oublier, et à graver au fond de nos mémoires la vision de ces fonds incroyables. Nous te souhaitons ami voyageur de vivre un jour une telle expérience, la vie sous-marine est émerveillante et là pour le coup notre skipper nous avait réservé une belle surprise, qui finira de placer cette journée et cette excursion sur l’île Catalina comme l’une des plus belles expériences vécues jusqu’ici depuis que nous voyageons !

Les plantations de café et de cacao

Une nouvelle excursion dans les montagnes d’Anamuya aura été l’occasion de découvrir de vastes plantations de café et de cacao, dans une atmosphère brumeuse et humide au milieu de nul part. A notre arrivée, nous sommes pris en charge par un producteur local qui nous expliquera le processus de la culture puis de la récolte du café. Il est à noter que la République dominicaine fait partie des principaux exportateurs de café dans le monde. Nous nous enfonçons dans une plantation luxuriante et découvrons avec plaisir les précieux grains de café verts, à même les caféiers. Il y en a à perte de vue et l’on devine le travail harassant que doit être la récolte. Un peu plus loin ce sont les cacaoyers qui s’offrent à nous. De jeunes arbustes sont recouverts de cabosses à différents niveaux de maturité. D’immenses manguiers et bananiers se mélangent au tout, format une espèce de jungle verte et luxuriante à souhait. Le site est absolument exceptionnel et devient le terrain de jeu d’un groupe d’enfants vivants sur place, venus s’immiscer dans la visite pour grimper dans les arbres décrocher cabosses et fruits sauvages. Quelques pas plus tard, nous arrivons à une rivière juxtaposée à une espèce de grotte, où des inscriptions anciennes témoignent du passage d’ancêtres agricoles sur ces terres fertiles et toujours en activité de nos jours. Le repas sera pris dans une habitation plantée sur les hauteurs, offrant une vue imprenable sur les plantations. Un repas traditionnel viendra égayer nos papilles, avant d’entamer la digestion en musique avec les enfants bien décidés à nous faire danser. La visite reprend de plus belle dans une maison « traditionnelle », en fait une reconstitution d’une maison dominicaine typique. Ici nous sommes plus dans un musée qu’autre chose, mais cette reconstitution permet de comprendre le mode de vie des locaux. Après avoir reçu de nouvelles explications sur les processus de fabrication du café et du cacao, c’est ce dernier que nous aurons le plaisir de goûter à différents stades de transformation. Un éveil des papilles intéressant, bien que le cacao soit plutôt amer à son état brut, sans ajout de sucre outre-mesure. Bien sûr, l’idée ici était avant tout de nous faire mettre la main au porte-monnaie, mais ce fut aussi l’occasion d’acheter de bons produits locaux directement aux producteurs. En fin de journée, nous reprendrons la route pour faire un dernier arrêt à Macao Beach, non loin de Punta Cana. L’occasion de prendre un dernier bain au milieu des surfeurs et de profiter d’un peu de calme après une journée bien rythmée.

La fabrication de cigares

Autre découverte des activités locales : la fabrication de cigares. Après Cuba, la République dominicaine se place comme le 2ème fabricant de cigares au monde. Nous arrivons dans une boutique spécialisée à Bavaro – qui sent quand même l’attraction à touristes – avec une cave à cigares impressionnante et des rouleurs qui s’exécutent sous nos yeux. Les plafonds sont maculés de feuilles de tabac séché, tandis que les rouleurs enchaînent les cigares dans une cadence folle. Les voir rouler ces cigares à la main est impressionnant. Le geste est précis et on nous expliquera qu’à ce jour seule la main de l’homme peut rouler des cigares avec autant de précision. Les machines faisant surtout des cigares à partir des chutes ou du tabac de moins bonne qualité. La visite de cette boutique permet de découvrir le processus de fabrication assez rapidement, du roulage au séchage, en passant par la mise sous presse. Mais effectivement la boutique est avant tout faite pour les touristes et la démonstration est juste un moyen de mettre en confiance l’acheteur potentiel. Nous étions un peu déçus de ce côté « mis en scène » et il vaudrait mieux trouver une vraie fabrique de tabac pour découvrir le travail et toutes ses étapes. Toujours est-il que nous repartirons avec un cigare fraîchement roulé histoire de s’imprégner du folklore local. C’est également un souvenir plutôt sympa à ramener pour les amis et ça ne prendra pas de place dans ton sac. Attention à bien les protéger par contre, qu’ils ne se retrouvent pas écrasés au fond de ton sac de voyage !

Les champs de canne à sucre

A l’ouest de Bavaro, nous avons traversé de nombreux champs de canne à sucre. Ces cultures représentent l’une des principales activités agricoles du pays. La canne à sucre a ici des conditions idéales pour pousser. Un climat chaud et humide toute l’année nécessaire à sa culture. La République dominicaine dispose de nombreuses distilleries qui transforment les récoltes abondantes de canne à sucre en rhum de grande qualité. Plusieurs marques se sont ainsi peu à peu développées, assurant le renom international du rhum de République dominicaine, qui n’a rien à envier à celui des autres îles des Antilles, comme la Martinique et la Guadeloupe. Durant notre séjour, nous avons eu l’occasion de tester les rhums de la marque Barcelo, blanc ou brun suivant les cocktails, et le goût est vraiment exquis. Ce qui était drôle lors de la visite des champs de canne à sucre, ce fut de pouvoir s’essayer à la coupe de la canne avec une machette. Autant te dire que le geste doit être rapide et précis pour venir à bout de la plante. A peine coupée que nous la mettions déjà en bouche pour sentir son goût sucré. Une jolie expérience en somme !

Le Marché d'Higüey

Sur la route pour aller à la ville d’Higüey, dans la province de Saint-Domingue, nous avons visiter en chemin l’église Nuestra Señora de la Altagracia, dédiée à la célébration du couronnement de la Vierge de la Altagracia en 1922. L’église est influencée par le style byzantin de l’art arabe et par l’art espagnol, et elle peut être visitée pendant les heures de messe. Nous n’y avons pas trouvé un grand intérêt, malgré une architecture moderne. Ne vas pas faire le déplacement uniquement pour la voir. Par contre, juste à côté, nous avons fait un stop dans l’un des nombreux marchés du pays. Un marché est toujours l’occasion de s’imprégner de la vie locale et de constater la grande variété de denrées que l’on peut trouver au pays. Sans parler du ravissement pour les yeux devant tant de fruits et légumes colorés. Ici tu trouveras un sacré choix : manioc, banane plantain, pastèque, mangue, papaye, cannelle, avocat, poivre, courgette, pomme de terre, oignon rouge, échalote, ail, piment, poivron, noix de coco, brocoli, fruit de la passion, aubergine, citron vert, concombre, salade, persil, tomate, carotte, patate douce, choux blanc, riz, maïs, œufs, etc. sans parler des poulets vivants ou morts à même le comptoir. En plus de la saleté ambiante, c’est vraiment l’odeur dans cette partie du marché qui fut littéralement insoutenable ! Nous nous tenions le nez tellement l’odeur était forte, du coup pas très engageant d’y acheter quoi que ce soit. Néanmoins, le marché fut l’occasion d’être au cœur de la vie locale. Si tu venais à acheter des fruits et légumes au marché, surtout pense à bien les laver avant de les consommer, la tourista n’est pas un mythe et ici le niveau d’hygiène exige de prendre des précautions particulières. Un peu plus loin, en reprenant la route, nous avons fait un arrêt au village de Boca de Yuma, un endroit où se rencontrent l’océan Atlantique, la mer des Caraïbes et le fleuve Chavón. Il était marrant de constater les différences de couleurs de l’eau, qui se rejoignent en ce point, et abordent des teintes différentes en fonction de leur teneur en sel. Une journée dans les terres riche d’enseignement sur le mode de vie des dominicains dans une province moins touristique.

Les combats de coqs

Alors c’est vrai que l’intitulé peut laisser songeur et nous te rassurons nous n’avons pas volontairement choisi cette découverte, elle faisait partie d’un package qui permettait de découvrir en une journée les principales activités terrestres dans le pays. Le combat de coqs est une tradition très importante en République dominicaine, tout comme la tauromachie peut l’être dans les pays hispaniques. Du coup nous avions rendez-vous dans un élevage de coqs destinés au combat. Tous les volatiles sont stockés en cages, séparés les uns des autres, et entraîner régulièrement pour développer leur agressivité. Dès que deux mâles se retrouvent face à face il faut voir avec quelle agressivité ils se jettent l’un sur l’autre. Le dresseur nous expliquera que dans une ferme il ne peut y avoir qu’un coq dominant veillant sur son poulailler et sa batterie de poules. Et que deux mâles dans la même ferme se battraient déjà naturellement. C’est cette agressivité naturelle qui est renforcée et exacerbée pour en faire des coqs de combat. Pour la démonstration les coqs avaient des protections sur leurs ergots afin qu’ils ne se blessent pas, le dresseur nous expliquera que dans un combat dans une arène il ne peut en rester qu’un et que les coqs cherchent à se blesser avec leurs ergots et à se crever les yeux… oui c’est très violent et nous étions rassurés de ne pas voir un vrai combat en live. L’agressivité des volatiles nous aura permis de comprendre qu’ils sont clairement entraîner pour tuer. Le dresseur est l’un des plus récompensés dans la région de Punta Cuna et affiche un nombre impressionnant de récompenses et de coupes pour son sport préféré. Après, même si bien sûr la pratique ne nous a séduit en rien, et que nous ne voulions absolument pas en voir plus, nous avons pu constater à quel point le dresseur aime ses volatiles. Il leur parlent, les caressent sans cesse, leur donnent des noms, passe beaucoup de temps avec eux. Il y a vraiment une relation de confiance qui semble s’installer entre le coq et son maître, même si l’issue est moins glamour et beaucoup plus cruelle. Le dresseur considère que c’est un sport et entraîne donc ses poulets comme des athlètes. La visite de la ferme durera près d’une heure et nous en avions largement assez. Le guide nous proposera de venir découvrir quelques jours plus tard un vrai combat de coqs, dans les conditions réelles avec un combat à mort, et évidemment nous ne voulions absolument pas assister à cela. Au moins nous avons pu découvrir cette coutume locale, même si nous la trouvons très cruelle et violente pour ces animaux qui ne sont à la base pas agressifs au point de se tuer. En tous cas à la vue du nombre d’arènes un peu partout en République dominicaine, ce sport reste très populaire… et loin d’être interdit malgré la souffrance animale !

L'île Saona

C’est par une journée ensoleillée qu’a démarré notre excursion vers l’Île Saona. C’est une île située au Sud-Est de la République dominicaine, plus vraiment préservée par le tourisme de masse, et littéralement submergée de visiteurs tant elle est belle. Le départ s’effectue depuis le village de Bayahibe, que tu rejoindras certainement en bus. Bayahibe est une petite station balnéaire, située à 10 kilomètres à l’est de La Romana. À l’origine c’était un petit village de pêcheurs qui s’est transformé au fil des années en station touristique avec la construction de complexes à Dominicus, à 4 km du village. C’est le point de départ des excursions à l’île Saona, des dizaines de bus emmènent tous les jours les touristes depuis Punta Cana, La Romana… pour aller passer la journée sur cette petite île paradisiaque. La majorité des pêcheurs s’est transformée en transporteurs de passagers. Le village connait une activité intense lors de l’arrivée et du départ des touristes, puis retrouve son calme. Il faut compter une bonne heure généralement en partant de Punta Cana. Sur place tu découvriras certainement avec effroi le nombre impressionnant de groupes qui ont choisi la même excursion que toi… c’est ça de suivre la tendance du tourisme de masse ! Des marchands ambulants et de souvenirs sont aux aguets dès le matin. Tu embarqueras ensuite sur un speed boat où un gilet de sauvetage de rigueur est à enfiler. C’est parti pour une bonne heure de bateau là encore, à toute vitesse sur les eaux turquoises de la mer des Caraïbes. La balade est l’occasion de longer le Parc National de l’Est, sauvage, où la végétation surplombe de gros rochers. Petit à petit le littoral de Saona se rapproche et les palmiers viennent fendre le décor. On entre petit à petit au paradis et les eaux deviennent de plus en plus claires. Première halte en pleine mer pour prendre un apéritif à moitié immergés dans l’eau, dans de véritables piscines naturelles, où l’eau rappelle forcément la piscine qu’on peut traditionnellement construire dans son jardin. Sauf que celle-ci est naturelle, immense, chaude et habitée par les étoiles de mer et autres petits poissons de surface. La beauté du paysage est incroyable !

Retour sur le speed boat et direction maintenant le village de Mano Juan, le seul village de l’île Saona. A l’arrivée, tu constateras que bon nombre de groupes sont déjà sur place. Mais l’île est grande, il faut voir le bon côté des choses ! A notre arrivée, nous avons eu le plaisir de déguster un punch bien frais servi dans un ananas, effet garanti pour tes photos Instagram ! Le village est vraiment très joli, composé de petites maisonnettes de toutes les couleurs. On retombe vraiment en enfance en s’imaginant vivre sur une telle île. Entre activités liées à la pèche et artisanat local, nous passons de maison en maison en découvrant la vie locale, qui s’est naturellement orientée vers le tourisme. Le village a beaucoup de charme, seule ombre au tableau la saleté et les détritus qui jonchent le sol un peu partout. Néanmoins la balade dans le village est très agréable et permet de découvrir la vie sur une île, puisque ce village est assez éloigné du reste du pays. Un peu plus loin c’est une dégustation de jeunes cocos qu’on nous propose, avec ou sans rhum, au choix. Tu l’auras compris, au pays des vitamines il y a de quoi avoir la tête qui tourne ! C’est sous un soleil de plomb que nous regagnons en bateau un autre pan de l’île, moins peuplé, et du coup plus propice au repos. Nous avons eu la chance de poser l’ancre dans une zone plus reculée et donc d’avoir des photos préservées de l’affluence du jour. Mais honnêtement ce fut vraiment un coup de chance car Saona est désormais connue pour être submergée de monde. Une bonne partie de l’après-midi est naturellement consacrée à la bronzette. Certaines excursions sont plus courtes que d’autres, pense à bien vérifier le temps passé sur l’île, c’est quand même ton objectif ici, et la principale chose à vérifier avant de réserver. Cette parenthèse enchantée fut l’occasion de faire plein de photos magnifiques, tout en profitant de l’ombre des cocotiers et de la houle de la mer. Soleil, cadre idyllique et calme, que demander de plus ? Le retour vers Bayahibe s’effectuera en catamaran à voile, de quoi profiter de la mer des Caraïbes dans un rythme moins effréné. L’occasion également de réaliser à quel point cette journée fut belle. Et d’enchaîner avec de nouveaux verres de vitamines, ce sont les vacances après tout alors pourquoi se priver ! L’équipage du bateau aura su mettre l’ambiance une nouvelle fois et le retour se fera en musique, au rythme de la tombée du jour pour regagner tranquillement le bus et notre resort vidés par tant d’émotions cumulées.

BILAN DU SÉJOUR

Au terme de 7 jours en République dominicaine, plus précisément dans la région de Punta Cana, nous pouvons dire que nous avons adoré ce séjour. Partagé entre le farniente et la découverte, il nous aura permis de découvrir un pays aux multiples visages. Une terre riche en surprises. Une succession de plaisirs simples et d’émerveillements pour les sens. Que ce soit les activités côté terre, ou celles côté mer, il y en a pour tous les goûts. Sans parler de la gentillesse des dominicains qui sont toujours disponibles et souriants. La République dominicaine est néanmoins un pays pauvre et le contraste avec les complexes hôteliers est grand. A noter également la saleté présente un peu partout, et l’on peut s’étonner que le gouvernement ne fasse rien pour protéger son patrimoine écologique… Côté évasion, il ne faut pas hésiter à sortir des sentiers battus pour découvrir le vrai visage du pays et aller à la rencontre des locaux qui aiment faire découvrir les richesses de leur pays. En tous cas il est certain que nous y retournerons un jour, sûrement au Nord cette fois, dans la région de Samana, qui a l’air plus sauvage, verte et moins touristique.

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